jeudi 28 mai 2009

Club de conversation du 22 Mai: Le tourisme

Club de conversation du Vendredi 22 Mai 2009

Thème : Le tourisme

 

Le club de conversation de cette semaine s’est penché sur la question du tourisme au Sénégal et ailleurs. La question était très intéressante si l’on sait que le tourisme contribue beaucoup à l’économie sénégalaise. La discussion a débuté par un tour de table pour savoir ce que chacun pensait sur le  tourisme puis elle a été menée  dans trois directions : l’écotourisme, le tourisme sexuel et l’échange culturel.

 

L’écotourisme …….

Les participants ont reconnus unanimement que le tourisme est essentiel pour l’économie sénégalaise.  Il permet à une partie de la population d’avoir des activités et de gagner de l’argent. Selon le premier intervenant, le tourisme créée beaucoup d’emploies pour les jeunes qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école. Un autre participant sénégalais a repris en disant que le Sénégal est une attraction touristique par excellence du fait de l’ouverture d’esprit de la majorité de ses habitants qui est très accueillants. Puis il a ajouté que cependant, il y avait beaucoup d’inconvénient concernant le tourisme comme la prostitution aggravée dans les zones touristiques par excellence, la pédophilie etc.

Une sénégalaise a repris en disant que le tourisme est très important pour que notre pays puisse se développer. Cependant cela dépend vraiment de ce que le touriste vient chercher dans le pays ou il va. Le tourisme permet aux gens aussi de développer leurs connaissances des autres cultures tout en restant chez soi. Nous prenons l’exemple des guides, qui souvent n’ont pas fait d’études poussées mais qui parlent plusieurs langues étrangères.

L’échange que le tourisme crée est aussi un facteur d’unification des peuples.

Concernant le Sénégal, on ne trouverait pas, il y a huit ans,  autant de compagnies aériennes qu’on en trouve maintenant. Cependant, le secteur n’est toujours pas saturé car il reste encore beaucoup de terrains à exploiter. Il faut d’autres parts, arrêté de vouloir tout moderniser pour conserver l’aspect culturel naturel de notre pays.

 

A propos du tourisme sexuel au Sénégal 

Un participant a tenu a clarifier que beaucoup de touriste viennent au Sénégal pour vivre notre environnement et notre façon de vivre mais malheureusement viennent au Sénégal que pour le sexe et pas pour découvrir le pays. Il y a l’exemple de ceux qui viennent pour tourner des films pornographiques et rentrer chez eux pour les commercialiser.

Le Sénégal est un pays assez prisé pour le tourisme parce que comme l’a souligné une participante, le naturel on ne le voit qu’en Afrique. Cependant cette affluence aide quelque part l’économie mais cela n’aide pas les mœurs.  La pauvreté vient s’ajouter à l’environnement ce qui pousse certaines personnes à avoir des comportements  peu responsables grâce à l’argent qu’elles reçoivent en contre partie.  Ce qui fait que lutter contre le tourisme sexuel s’avère difficile et dépend un peu du niveau de vie de la population.

Un autre participant a dit que le tourisme et la perversion des mœurs sont étroitement  liés. Car,  par exemple, les filles et les garçons qui vivent dans les zones touristiques ont une tentation forte pour l’argent facile.  Si l’on prend l’exemple de la petite côte, il y a des maisons closes louées par des particuliers occidentaux.

Selon les participants, le gouvernement devrait regarder de prés ce qui se passe dans le secteur touristique et essayer de lutter contre le mauvais coté du secteur.

Selon une autre participante Sénégalaise, la population est aussi fautive puisqu’elle sait pertinemment ce qui se passe mais ferme les yeux là-dessus. Ce qui n’est pas acceptable.

Un autre participant a repris  en disant que « l’oisiveté est la mère des vices » et que tout tourne autour de la pauvreté et du manque d’éducation de la population sénégalaise. Souvent les familles sénégalaises préfèrent donner leur fille en mariage à un « Toubab »  apparemment riche qu’à un Sénégalais moyen. Il y a eu l’histoire d’une fille qui avait été marié à un touriste et ils ont eu un enfant. Après cela, le mari est rentré en France en disant qu’il allait emmener la fille et depuis lors personne n’a plus de ses nouvelles. Et pire encore, le gars est en train de draguer d’autres sénégalaises sur le net. Selon un participant, cela devrait pousser les filles à être très vigilantes.

Selon une participante, l’exemple du Maroc où le tourisme est bien régulé,  devrait être suivi. 

Une participante Malienne a tenu a dire que la meilleur façon de lutter contre cela c’est de faire beaucoup de sensibilisations au niveau de la population, de réglementer le secteur et de le contrôler. Un autre a par contre souligné que chacun est libre de faire ce qu’il veut et que chacun va avec sa propre conscience. Il a ajouté que aussi bien les hommes que les femmes pratiques la prostitution dans les zones touristiques.

Au niveau de Sally par exemple, un participant a dit que la prostitution y est très ouverte et que les gens ne se cachent même plus pour cela. On t’aborde dans la rue sans aucun gène.

 

Echange culturel / Tourisme

L’échange culturel est devenu en quelque sorte un business ici. Beaucoup d’organismes travaillent dans ce sens en accueillant par exemple des touristes en leur créant des activités d’échanges culturels, des visites dans des sites touristiques etc. il y a aussi beaucoup de touristes qui achètent des objets dans les pays qu’ils visitent pour avoir un souvenir culturel de l’endroit.  Un participant a souligné que fréquenter des touristes lui a permis de pouvoir apprécier les tableau d’art tandis qu’un autre disait que cela n’a aucune signification selon lui.

Selon la participante américaine, son pays a une mauvaise réputation coté touristique car ils veulent faire parler tout le monde l’anglais mais cela est en train de changer car les gens veulent être plus ouverts. La preuve en est qu’il y a beaucoup d’étudiants américains qui viennent dans les pays francophones comme le Sénégal dans le cadre des programmes d’échanges.

La discussion s’est ensuite achevée avec la question de savoir ce que les africains pensent de la culture américaine et des afro américains qui décident de venir s’installer en Afrique pour retrouver, disent t ils leurs racines.

Certains participants ont une certaine admiration par rapport à la structuration des pouvoirs aux USA mais aussi de leur culture patriotique. Cependant les afro américains ne sont pas considérés comme des africains mais plutôt comme des Américains à part entière c’est pour cela qu’un participant n’est pas d’accord avec leur politique de retour aux sources. Pour un autre, ces derniers sont libres de faire ce qu’ils veulent, s’ils se sentent Africains, il n’y voit aucun inconvénient.

Synthése 

Le groupe est unanime sur le fait que le tourisme est un des secteurs les plus importants de l’économie sénégalaise. Cependant, il gagnerait à être moins modernisé mais plus réglementé pour éviter les dérives comme la dégradation des mœurs, la pédophilie etc.

Le prochain club de conversation portera sur la musique et sera fait sur un ton beaucoup plus décontracté car chacun apportera une chanson qui est significative pour elle et la fera partager à tous.

samedi 23 mai 2009

Club de Conversation du 15 Mai: Sécurité sociale

Club de Conversation du vendredi 15 Mai 2009 

Thème: la sécurité sociale

La conversation sur la sécurité sociale, dirigée par Marian Zeitlin, a débuté avec la question suivante: «pouvez-vous faire confiance au gouvernement, pour votre sécurité sociale?" La réponse a été : "non! Parce que le système a des failles"


Comment fonctionne la sécurité sociale au Sénégal?


L'idée de la sécurité sociale implique que vous ayez mis quelque chose (en terme d’argent, de temps, d'effort, etc.) pour ensuite être en mesure de retirer quelque chose ou de bénéficier du programme. Les participants ont noté que, dans les deux secteurs professionnels, privés et publics au Sénégal, la sécurité sociale ne suffit pas pour aider les gens à vivre. Le montant du paiement des acomptes est très réduit et rend les bénéficiaires dépendants des autres.

Au Sénégal, les cartes de l'IPRES (Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal) sont remises aux personnes qui travaillent dans le secteur formel. Après la retraite d’une personne, cette carte lui permet de recevoir de petites allocations, tous les trois mois et de lui assurer l'accès aux soins de santé.

En outre, il existe un nouveau programme parrainé par le gouvernement sénégalais appelé «Plan Sésame», qui gratifie des soins de santé gratuits aux personnes âgées. Le plan n'a n’est pas encore totalement en vigueur et les détails semblent être vagues.

Que se passe-t-il si vous ne disposez pas d'un emploi et que vous tombez malade?


Cela nous amène à l'idée principale de la conversation club. Il existe une autre forme de sécurité sociale au Sénégal, qui fonctionne bien, c’est celle de la famille élargie. Des familles qui agissent en tant que substitues de la sécurité sociale sont considérées comme le secteur «informel». De ce fait, la famille élargie s'occupe de la personne quand elle est malade, à la recherche d'un emploi, ou a peu de revenus. Il est largement accepté et connu que tout acte de bonté peut être et sera payée en retour.

Pourquoi ne pas poursuivre, renforcer et soutenir le système de l’aide familiale au lieu de formaliser et de privatiser le système de la sécurité sociale?

Le point de vue des Sénégalais participants au club de conversation, a révélé qu’ils pensent que le système du gouvernement concernant la sécurité sociale marche à moins de cinquante pour cent. D'autre part, le système de la famille marche à soixante-trois pour cent du temps. Le système gouvernemental a, à l'évidence, des failles  et ne donne pas satisfaction de ses citoyens.

La sécurité sociale et la corruption


Quand il ya deux secteurs opposés, celui du formels et celui de l’informels, un conflit va surement des conflits. Marian a donné l'exemple à la théorie ci-dessus à propos d'un homme qui possédait sa propre entreprise. Son comptable a utilisé l’argent de l’entreprise pour soigner son cancer en payant son assurance maladie et les autres frais liés à la santé. L'entreprise a fait faillite et le comptable est décédé. Jusqu'à maintenant, le propriétaire de l'entreprise est encore en train d'essayer de sortir de la faillite. Les États-Unis ne prévoient pas la couverture des soins de santé adéquats et laissent de ce fait les gens à recourir à la "corruption" avec l’envie de satisfaire leurs besoins personnels. Cette histoire illustre le conflit entre le secteur formel et informel et ce qui peut arriver s’ils ne sont pas harmonisés.
Bien que la corruption ne soit pas aussi manifeste aux États-Unis comme il l’est au Sénégal, il existe d'excellents exemples de corruption. Un participant Sierra Léonais, a noté que, selon lui,  le fait que les banques américaines demandent à des gens et à des organisations de leur payer un taux est une forme de corruption, comme l'est le capitalisme en général.

Un participant sénégalais a déclaré que l'occident accuse l’Afrique de corruption, cependant, ils y jouent souvent un rôle quelconque.

Un autre participant Sénégalais a indiqué que le Sénégal utilise la corruption pour offrir des possibilités à des gens parce que le pays n'a pas assez d’infrastructures. Cela aboutit à un népotisme en particulier lors de la recherche d'un emploi. Si un demandeur d'emploi ne connaît pas les bonnes personnes, il ou elle restera au chômage pour longtemps. De ce fait, comme l'a indiqué un autre participant, la population sénégalaise est engourdie dans la corruption. Elle fait partie de sa vie quotidienne.


 

Un autre participant sénégalais a rappelé la théorie qu’elle avait présentée au cours du club de conversation  qui portait sur la corruption, théorie selon laquelle il existe deux formes de corruption, active et passive. Corruption active, c'est quand les gens font cela en étant conscient de leur acte. La forme passive est plus culturelle, et elle se produit lors d'événements tels que les mariages etc. Le marié doit toujours se présenter à sa belle famille avec des cadeaux et de l'argent pour gagner leur affection.

Le coté positif de la sécurité sociale


Marian a demandé à tous les membres du groupe de parler brièvement de ce que pourrait constituer des efforts positifs entrepris pour améliorer la sécurité sociale au Sénégal ou dans leur pays d'origine. Les réponses ont été variées et ont été très portés sur la corruption.

Une participante du Mali a repris la position qu’elle avait durant le club de conversation concernant la corruption en disant que la corruption est un acte humain, et donc ce sont les gens qui prennent la responsabilité d'être corrompu ou pas. Il est possible sur une base individuelle de lutter contre.

L’autre participant Sénégalais a conseillé au gouvernement, en particulier aux ministères, "de mieux utiliser l'argent", plutôt que de faire comme ils avaient fait pour la Conférence islamique, en Mars 2008.

Un avis différent a été exprimé par un autre participant sénégalais qui a déclaré sans ambages que personne n’est vraiment  victime de la corruption parce que tout le monde y gagne quelque chose. Il a expliqué que, quand un policier demande un pot-de-vin pour un document, la personne reçoit ensuite son document et le policier empoche le pot de vin, pour lui, c'est gagnant-gagnant.

Un participant des USA a déclaré que son pays devrait regarder vers d'autres méthodes de sécurité sociale car le système actuel est imparfait et n’aide pas la classe ouvrière pauvre. Si la méthode familiale ne fonctionne pas, peut-être il ya une autre méthode informel qui pourrait marcher.

Un participant espagnol a parlé de l'indemnité et de la façon dont les gens en tirent profit. Il a suggéré aussi que le gouvernement devrait mieux payer les fonctionnaires pour lutter contre la corruption. Il a ajouté que les lois doivent être mieux expliquées et renforcées.

Une participante sénégalaise a repris en disant que la corruption n'est pas nécessairement une conséquence de la pauvreté. Même les gens bien payés peuvent être corrompus. Elle a déclaré que si les fonctionnaires étaient mieux payés, elle doute que cela fasse qu’ils arrêtent de demander des pots de vin. Elle a insisté sur le fait que la corruption est un mode de pensée.

Un autre participant du Sénégal a dit que l'individualisme favorise la corruption. La corruption est une forme d’égoïsme, comme l'individualisme. Afin de lutter contre la corruption, les gens ont besoin de s'unir.

Le participant de la Sierra Leone a parlé de la façon dont l'Afrique copie les systèmes européens et américains alors que cela ne marche pas forcément dans un contexte africain, l'exemple patent est celui de la sécurité sociale. Il a insisté pour le renforcement du système familial qui, selon lui devraient être appliqué. Il a également parlé de «l'amour fraternel» et de la façon dont tous les Africains doivent aimer et de respecter leurs Frères et, par conséquent, prendre soin l'un de l'autre. Il a insisté sur le fait que l'amour fraternel peut empêcher les gens de tricher sur l'argent.

La participant sénégalais a continué en parlant de la façon dont les gens ne sont pas traités de manière égale devant la loi et qu'il est facile pour ceux qui ont l'argent de soudoyer les gens. Il a donné un exemple de savoir que seules les personnes qui ont volé de petits objets comme des poulets sont en prison parce que celles qui sont riches peuvent payer pour éviter la prison. Ainsi, la loi n'est pas également appliquée pour tous. En outre, le président se voit lui-même comme un dieu. Il n'est pas blâmé pour ce qu’il fait. Toutefois, ce participant a également accusé les citoyens sénégalais d'être trop passif et de ne pas protester quand le gouvernement est visiblement corrompu.

Marian a clos la discussion de groupe sur la sécurité sociale en ajoutant une perspective historique. Les villes sont un concept relativement nouveau pour le Sénégal et elles se sont développées sous le colonialisme, ne relevant pas donc du «naturel». En outre, elle a mentionné que les groupes qui ont moins de 150 décideurs peuvent adhérer à la loi, mais quand un groupe a plus de 150 décideurs, un nouveau type de système juridique apparaît. Le Sénégal n'est donc pas à blâmer pour la corruption parce que son système juridique et les villes sont relativement jeunes. La suggestion de Marian a été de conserver les valeurs culturelles, de renforcer le système formel mais aussi le système informel.

N'hésitez pas à poster vos commentaires en bas. Nous encourageons la poursuite de la conversation en dehors du club. Merci!

 

Conversation Club Report May 15: Social Security

Conversation Club Report May 15, 2009: Social Security

 

The conversation about social security, led by Marian Zeitlin, started off with the following question, “can you trust the government for your social security?” The general response was “no” because the system is broken.

 

How does social security work in Senegal?

The idea of social security is that you put something in (money, time, effort, etc) to be able to take something out of it or benefit from the program. The participants agreed that in both the private and public sectors in Senegal, the social security provided is not enough for people to live on. The payment installments are very small and force the receivers to be reliant on others.

 

In Senegal, Ipres cards are given to people who work in the formal sector. After a person retires, these cards give access to small payments every three months and provide access to healthcare. 

 

Additionally, there is a new program sponsored by the Senegalese government called the “plan de sesame” which will give people free healthcare. The plan has not been ratified and the details seemed vague.

 

What happens if you don’t have a job and you get sick?

This brings us to the main idea of the conversation club. There is another form of social security in Senegal, which works well; it is called the extended family. Families serving as sites for social security are considered the “informal” sector. To elaborate, the extended family looks after its members when they are sick, in search of a job, or low on funds. It is unacknowledged but widely accepted that any act of kindness can and will be reciprocated.

 

Why not continue, strengthen, and support the family system instead of formalizing and privatizing the social security system?

An informal poll of the Senegalese participants in our conversation club uncovered that it is believed that the government social security system works less than fifty percent of the time. On the other hand, the family system works about seventy-three percent of the time. The formal government system is evidently broken and is not satisfying its citizens.

 

Social Security and Corruption

When there are two sectors set in opposition to each other, formal and informal, they will be in conflict. Marian provided an example to the above mentioned theory about a man who owned his own business. His accountant had cancer and used the businesses money to pay for his health insurance and other health related expenses. The business went bankrupt and then the accountant died. Even now,  a decade later, the business owner is still trying to get out from under the bankruptcy. The US does not provide adequate healthcare coverage leaving people to resort to “corrupt” behavior to satisfy personal needs.  This story illustrates the conflict between the formal and informal sector and what can happen if they are not reconciliated.

Although corruption is not as overt in the US as it is in Senegal, there are prime examples of corruption. A Sierra Leonean participant noted that American banks paying people and organizations to rate them is a form of corruption as is capitalism in general, in his opinion.

 

A Senegalese participant said that, the “West” blames Africa for corruption however, that those who blame frequently play into the corruption.

 

A Senegalese participant indicated that Senegal needs corruption to provide opportunities to people because Senegal lacks necessary infrastructure. This culminates in nepotism especially when looking for a job. If a job seeker does not know the right people he or she will be unemployed for a long time. This makes, as another participant said, Senegalese people numb to corruption. It is part of daily life.

 

Another Senegalese participant referenced the theory she presented during the conversation the club had on corruption when she said that there are two forms of corruption, active and passive. Active corruption is when people pay off other people or steal money. Passive is more cultural and it happens at events such as marriages. The groom-to-be will present the bride-to-be’s family with gifts and money to be in their favor.

 

Something positive about social security

Marian asked everyone in the group to briefly talk about what positive endeavor could be undertaken to improve social security in Senegal or in their home country. The responses were varied and were very focused on corruption.

 

A Malian participant echoed her position held in the conversation club discussion on corruption by saying that corruption is a human trait and therefore people make a decision to be corrupt or not. It is possible on an individual basis to fight corruption.

 

The following Senegal participant advised the government, especially the ministries, “not to eat the money” like they had done with the Islamic Conference in March 2008.

 

A very different opinion was voiced from the next Senegalese participant who bluntly stated that no one is a victim of corruption because everybody wins. He explained that when a policeman asks for a bribe for stamping a document, the person gets their document and the police pockets the bribe, for him it’s win-win.

 

An American participant said that the United States system could look towards other methods of social security since the current system is also flawed and does not help the poor/ working classes. If the family method doesn’t work, perhaps there is another informal method that could.

 

A Spanish participant spoke about indemnity and how people get away with too much. He suggested that government officials should get paid better to combat when they subsidize their income by corruption. He added that laws need to be explained better and should be enforced.

 

The following Senegalese participant countered by saying that corruption is not necessarily a consequence of poverty. Well-paid people can be corrupt. She stated that if the government officials were paid more, she doubts that they would stop asking for bribes. She insisted that corruption is a way of thinking.

 

A Senegalese participant talked about how individualism promotes corruption. Corruption is selfish like individualism. In order to combat corruption, people need to unite.

 

A participant from Sierra Leone spoke abut how Africa borrows systems from Europe and the US that do not work within an African context, the example being social security. He pushed for the strengthening of the family system, which he feels should be enforced.  He also talked about “brotherly love” and how all Africans should love and respect their brothers and therefore take care of one another. He insisted that brotherly love would prevent people from cheating each other out of money.

 

The next Senegalese participant talked about how people are not treated equally in front of the law and that it is easy for those with money to pay people off. He gave an example of how the only people in jail and those that have stolen small items like chickens because people with money can pay off the government to avoid jail time. Thus, the law is not upheld for everyone. Furthermore, the President (Abdoulaye Wade) is sees himself as a god. He is not accountable for his actions. However, this participant also accused Senegalese citizens of being too passive and not protesting when the government is blatantly corrupt.

 

Marian closed the group discussion on social security by adding a historical perspective. Cities are a relatively new concept for Senegal and they grew under colonialism, not under “natural” conditions. Moreover, she mentioned that groups that have fewer than 150 decision makers can adhere to the law; however, when a group has over 150 decision makers a new type of legal system emerges. Senegal is not to blame for the corruption because its cities and legal system are young. Marian’s suggestion was to keep the cultural values, strengthen the formal system, and also strengthen the informal system.

 

Feel free to post your opinions below in the comments’ sector. We encourage the conversation to continue outside of the club. Thank you!

samedi 16 mai 2009

Club de Conversation du 8 Mai 2009: SANTE

Club de Conversation du Vendredi 8 Mai 2009 

THEME: LA SANTÉ


Les problèmes de santé au Sénégal

 
La conversation a débuté par la question de savoir «Qu'est-ce qui vient à l'esprit quand vous pensez à la santé au Sénégal." La conversation s’est rapidement orientée vers les  maladies qui touchent le pays. Le paludisme est l'un des problèmes les plus importants au Sénégal et, selon les participants, c’est la maladie qui tue le plus de gens ici. Le nombre élevé de cas de paludisme a été imputé à la médiocrité des conditions de vie et le manque de politiques gouvernementales en matière de santé et des soins de santé.

En outre, l'environnement est un facteur majeur, car les gens jettent leurs ordures dans les rues, et elles s'accumulent en des tas de décomposition. Ces tas, ainsi que les eaux stagnantes créent un terrain prisé pour les moustiques. Comme mentionné dans notre premier club de conversation au sujet de l'environnement, les gens prennent soin de leurs propres maisons, mais peu de l'extérieur.

La prévention des maladies et l'attention

Le groupe a parlé que les techniques de prévention de la maladie ne sont pas respectées au Sénégal, comme le fait de ne pas serrer la main à n’importe qui. Puisqu’au Sénégal, il est d'usage et de politesse  de se serrer la main, ce conseil venant des médecins semble ridicule. Un participant a mentionné Sénégal que c’est courant de voir des gens tousser ou éternuer en public sans se couvrir la bouche, ce qui permet à certaines maladie de se propager à grande vitesse.

Un participant a noté qu’au Sénégal il ya un manque d’éducation en ce qui concerne la santé et que  les gens n’ont pas la culture de visiter le médecin ou l'hôpital dés que l’on sent quelque chose  qui ne va pas. Le sentiment général au sein du groupe, c'est que les gens attendent la dernière minute pour aller  se faire soigner. Ils préfèrent souffrir  à la maison jusqu'à ce que la douleur ou l'état devienne s’aggrave.

Un participant Sierra Léonais a indiqué que dans les pays occidentaux, les gens sont encouragés à aller voir le médecin le médecin. Un participant américain a rétorqué en déclarant que de nombreux Américains n'ont pas d'assurance maladie et sont aussi obligé d’attendre jusqu'à ce que leur situation devienne catastrophique avant de demander une assistance médicale. Elle a également noté que les soins de santé à Dakar sont relativement comparables à ceux des États-Unis en termes de qualité. D'autres participants ont semblé sceptiques à ce propos.

Grippe porcine
Il ya eu beaucoup de débat quant à savoir si la grippe porcine pourrait arriver et prospérer au Sénégal. Le gouvernement sénégalais a convoqué une réunion la semaine dernière pour parler de cela mais rien de concret n’en ai ressorti. Certains participants ont mentionné que la grippe porcine ne pouvais pas survivre dans les pays tropicaux, toutefois, le participante américaine a souligné que le Mexique est un pays relativement chaud et c’est de là bas qu’est apparu le virus.


Les autres régions du Sénégal par opposition à la capitale

Il a été constaté qu’il y a  plus de médecins et de centres de santé à Dakar que dans les autres régions du Sénégal. Le Sud du Sénégal a été estimé comme étant un endroit qui, en particulier, a besoin de plus de professionnels de la santé et de dispensaires. Selon un participant sénégalais, le gouvernement a récemment abordé cette question en incitant une motivation financière pour les médecins qui veulent y aller avec des primes de déplacements et de logement.

Le groupe a remarqué que Dakar a un taux  élevée de cas de maladies par rapport aux autres régions. Les avis sur les raisons de ce taux élevé ont porté sur  la pollution, les déchets, le surpeuplement des quartiers, et les conditions d’insalubrité causées par la saison des pluies. Ces conditions produisent certains problèmes liés à la santé comme le paludisme, la malnutrition et la naissance des maladies comme le choléra et la tuberculose.

Dans les autres régions, les participants ont  estimé que les principaux problèmes concernant la santé portent sur  la santé maternelle, le paludisme, la malnutrition, les grossesses non désirées, et l'absence de centres de santé. Un participant de la région de Matam a déclaré qu'il ya seulement un ou deux médecins pour l'ensemble de la région et que les gens doivent faire plusieurs kilomètres pour se rendre dans un centre de santé.

Un participant a accusé le ministère de la santé pour la généralisation des problèmes de santé. Il a dit que beaucoup personnes dans le cabinet de santé proviennent de l'intérieur du pays et reconnaissent donc les problèmes, mais ne font rien pour améliorer la situation.

Le groupe a estimé que Dakar dispose d'assez de structures de santé, mais que l'accent devrait être mis sur les soins et le type de soins fournis. Il n'y a pas assez de lits dans certains hôpitaux et il leur manque souvent beaucoup de matériaux importants. Par exemple, l'hôpital Albert Royer
, fut l’un des plus grands hôpitaux de la région. Maintenant, elle est décrite comme l'un des pires faute de moyens. Le gouvernement a été reconnu comme étant responsable de ne pas avoir développé les structures de santé. En outre, les soins de santé sont considérés comme très cher à Dakar, en particulier dans des cliniques privées. L'assurance maladie n'est pas populaire et les gens paient eux-mêmes pour leurs soins.


Les médecins
Un participant de la Sierra Leone a évoqué la nécessité de respecter les médecins traditionnels qui offrent leurs services et des soins pour un prix inférieur à ceux pratiqués au niveau de la médecine moderne. Il a insisté sur le fait que la médecine traditionnelle est une bonne solution aux problèmes de santé des personnes, en particulier en Sierra Leone où les soins de santé sont très coûteux.

Au Sénégal, la médecine traditionnelle était considérée comme l'antithèse de la médecine moderne. Un participants Sénégalais a fait une distinction entre les médicaments vendus en pharmacie et ceux à base de plantes vendus par les médecins traditionnels. Les produits pharmaceutiques sont considérés comme la première étape du traitement à Dakar. Toutefois, si cela ne marche pas, les gens se tournent vers la médecine traditionnelle.

Les médecins traditionnels viennent de familles qui la pratiquent depuis de nombreuses générations. Ces médecins sont souvent bien connus dans leurs communautés. Yoff , qui est considéré comme une communauté traditionnelle, a des médecins traditionnels qui supervisent les séances de "ndeups"  qui sont des cérémonies rituels de guérison dont les détails sont relativement maintenus secrets de la communauté. 

Un participant sénégalais a parlé de son expérience personnelle avec la médecine traditionnelle quand il souffrait douleurs chroniques. Il est allé d’abord voir un médecin moderne et a acheté les médicaments qui lui avaient été prescrits. Après la prise de ces médicaments pendant plusieurs semaines sans amélioration, il est allé voir un médecin traditionnel. Ce dernier lui a donné une décoction à boire avant chaque repas pendant plusieurs semaines. Selon lui, cela a vraiment marché pour lui et il ne sent plus aucune douleur depuis six mois.

Médecine

Plusieurs participants ont assimilés les médecins modernes comme étant des hommes d'affaires de mèche avec les pharmaciens. Ils ont fait allusion à la prescription de tas de médicaments, dont certains sont parfois inutiles ou pouvaient être moins cher.

Le marché informel de médicaments semble être en plein essor. Il ya une lieu à Dakar, où l’on vend des médicaments moins chers, cet endroit se nomme « Keur Serigne Bi » et est très bien connue. Les Sénégalais ont affirmé que les médicaments qui y sont vendus sont de qualité et moins cher par rapport aux pharmacies. Un participant sénégalais a aussi déclaré que des médicaments parfois douteux se vendent dans les pharmacies. La participante américaine  a déclaré que cela se passe aussi dans son pays.

Nous avons abordé le cas des gens qui vendent des médicaments "faux" ou périmés dans les rues, mais le sujet n’a pas été approffondi. Un participant de Sierra Leone a déclaré qu'il ya quelques années, les Nigérians avaient entamés la vente de faux médicaments en Sierra Leone. Ces médicaments avaient une haute teneur en sucres et étaient remplis avec de la craie.

Un participant Sénégalais a fait remarqué que les produits pharmaceutiques étaient fabriqués à partir de plantes et donc cela émane de la nature qui est aussi la base de la médecine traditionnelle.

Synthèse

Le groupe a estimé que  les soins de santé peuvent être coûteux à Dakar et en plus, le gouvernement ne subventionne pas les médicaments. D’un autre coté, dans les hôpitaux, les gens sont obligés de payer pour leur traitement avant d'être ausculté par le médecin. Cela désavantage les personnes qui n’en n’ont pas les moyens et leur laisse peu d'options.

Il y avait un sentiment général que quelque chose doit être fait pour encourager les gens faire  des visites de santé régulières. Le besoin en plus de centres de santé et d’hôpitaux est également très évident et c’est un besoin pressant qui a été soulevé à plusieurs reprises durant la discussion.

Tout le monde a évoqué qu’un partenariat entre la médecine traditionnel et moderne serait une approche plus holistique de la médecine et des soins de santé. Cependant, la crainte réside dans le fait que certains médecins traditionnels soient des charlatans et de plus comme il n'y a pas de réglementation dans ce secteur, certains font ce qu’ils veulent.

 

In French

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sant%C3%A9_au_S%C3%A9n%C3%A9gal


Conversation Club 8 May 2009 HEALTH

Conversation Club May 8, 2009:  HEALTH

Health problems in Senegal

The conversation opened by, “What comes to mind when you think of health in Senegal.” The conversation was quickly directed to the prominent diseases found in the country. Malaria is one of the biggest problems in Senegal and according to the participants, the one that kills the most people[1]. The high number of malaria cases was attributed to the poor living conditions and the lack of government policies regarding health and healthcare.

Furthermore, the environment is a major factor, since people throw their garbage in the streets and it collects in decomposing heaps. These heaps, as well as stagnant water creates a breeding ground for mosquitoes. As mentioned in our first conversation club about the environment, people take care of their own houses but not the outside.

 

Disease prevention and attention

The group talked about disease prevention techniques that are not adhered to in Senegal, such as not shaking peoples’ hands. Since, in Senegal, it is customary and polite to shake people’s hands, the thought of doctors advising to abstain from this practice seemed ludicrous. A Senegalese participant mentioned that when people cough or sneeze in public, they do not cover their mouth or nose, which rapidly spreads disease.

 A Senegalese participant noted that there is a lack of education regarding paying attention to one’s health and going to the doctor or hospital if something is amiss. The general sentiment among the group is that people wait until too late to seek treatment. They suffer at home until the pain or condition becomes unbearable. 

 A participant from Sierra Leone mentioned that in Western countries people are encouraged to go to the doctor with their illness. An American participant countered that by stating that many Americans do not have health insurance and therefore are stuck waiting until their condition becomes dire before seeking medical assistance. She also noted that healthcare in Dakar is relatively comparable to healthcare in the United States in terms of care and quality. Other participants seemed skeptical.

 

Swine flu

There was much debate about whether swine flu could make it and flourish in Senegal. The Senegalese government called a meeting last week to address the flu, but nothing concrete has emerged. Some participants alluded that swine flu won’t survive in hot countries, however, the American participant pointed out that Mexico is a relatively hot country and it is thriving there.

The interior versus the capital

There are many more doctors and health centers in Dakar than in other parts of Senegal. The South of Senegal was indicted as a location that is in particular need of more health professionals and clinics. The government is addressing this issue by supporting a financial incentive which pays for doctors’ relocation and housing.

 The group stated that Dakar has higher incidences of disease than the interior regions. The speculation made on the reasons behind the higher rates pointed to the pollution, garbage, overcrowded neighborhoods, and the conditions created by the rainy season. These conditions breed health related problems like malaria, malnutrition, and air or water born diseases like cholera and tuberculosis.

 In the interior the group spoke about the major problems concerning health being maternal health, malaria, malnutrition, unwanted pregnancies, and the lack of health clinics. A participant from the Matam region said that there are only one or two doctors for the entire region and that people must walk many kilometers to visit a health clinic.

 A participant chastised the ministers in the ministry of health for the widespread health problems. He said that many of the ministers in the health cabinet come from the interior of the country and recognize the problems, but do not do anything to ameliorate the situation.

 The group felt that Dakar has enough health structures but that more emphasis should be placed on care and the kind of care provided. There aren’t enough beds in some hospitals and they lack many important materials. For example, Hospital Fass, outside of Dakar, was the biggest hospital in the area. Now it is described as one of the worst. The government is blamed for not developing the healthcare structures more. Additionally, healthcare is seen as very expensive in Dakar especially in private clinics. Health insurance isn’t popular and so people pay for their care out of pocket.

 

Traditional doctors

A participant from Sierra Leone brought up the importance of respecting traditional doctors who offer their services and medicine for a lower price than “modern” doctors. He insisted that traditional medicine is a good solution to people’s health problems, especially in Sierra Leone where health care is expensive.

 In Senegal, traditional medicine is viewed as the antithesis of “modern” medicine. Senegalese participants made a distinction between drugs (pharmaceuticals) and plant-based medicine administered by traditional doctors. Drugs are seen as the first step in treatment in Dakar. However, if the don’t work then people seek out traditional medicine.

Traditional doctors come from families who have been in practice for many generations. These doctors are well known in their communities. Yoff, which is seen as a more traditional community, has traditional doctors who oversee “ndeups” which are ritual healing ceremonies whose details are kept relatively secret from the outside community.

A Senegalese participant spoke about his personal experience with traditional medicine after suffering from chronic stomach pain. He went to a “modern” doctor and purchased the prescribed drugs. After taking these drugs for several weeks without relief, he went to a traditional doctor. The traditional doctor told him to drink a concoction before every meal for several weeks. This worked for him and he has been without pain for six months.

Medicine

Several participants called “modern” doctors businessmen who are in cahoots with the pharmacies. They alluded to doctor’s prescribing a bunch of drugs, some of which were unneeded.

The underground world of prescription drug seems to be flourishing. There is a pharmacy in Dakar that sells prescription drugs for less, Keur Serigne Bi, which is very well known. The Senegalese participants said that the medicine is real and is just cheaper than in other pharmacies. A Senegalese participant stated that fake drugs sometimes make it into legitimate pharmacies. The American participant said that this happens in her country as well.

We touched on the people who sell “fake” and expired drugs on the streets but did not go further into the subject. A participant from Sierra Leone said that a few years ago Nigerians were selling “fake” drugs in Sierra Leone. These drugs had a sugar coating but and filled with chalk.

A Senegalese participant made the point that pharmaceuticals are made from plants and therefore without nature, the basis of traditional medicine, there wouldn’t be any drugs.

Wrapping Up

The group expressed how expensive healthcare can be in Dakar and that the government does not subsidize medication. Instead, in hospitals they ask people to pay for their treatment before being seen by the doctor. This would disadvantage people who can’t afford being treated and leaves them with few options. 

There was a general consensus that something needs to be done to encourage people to have regular check-ups. The need for more health centers and hospitals is also very apparent and is a pressing need that was reiterated several times.

Everyone mentioned the need for blending traditional and “modern” doctors as a more holistic approach to medicine and healthcare. The fear is that some traditional doctors are charlatans and since there isn’t any regulation on what they can and cannot do, some cross these invisible lines.

 More Information

http://allafrica.com/stories/200904280004.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Health_care_in_Senegal

http://www.cafebabel.com/fre/article/25092/Healthcare-Senegal-Poverty-The-Third-World.html

 

In French

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sant%C3%A9_au_S%C3%A9n%C3%A9gal



[1] Apparently, this is not true. Pneumonia kills more people in Senegal than malaria. http://www.nytimes.com/2009/05/10/opinion/10kristof.html?adxnnl=1&adxnnlx=1241957127-/JShU4Z3GsyR/i94xFMppg

lundi 4 mai 2009

Le Role du sport dans la societe 24 April 2009 VF

Rapport du Club de conversation du vendredi 24 avril 2009

THEME - Le rôle du sport dans la société

Introduction

La semaine dernière, le Club de conversation a accueilli plus de nouveaux membres et a ainsi été divisé en deux groupes pour échanger sur le rôle du sport dans la société. Un groupe s’est surtout exprimé en anglais et l'autre en français.


Le rôle du sport dans la société


Le sport rassemble les gens, que ce soit comme participants ou spectateurs. Comme une activité de loisir, il est également bon pour la santé, tant physique que mentale, il est nécessaire d'être en forme et d’avoir un organisme en bonne santé pour avoir un «esprit clair». Les personnes qui ne se seraient surement jamais rencontré le font grâce au sport, et elles voyagent des vers des lieux qu'ils n'auraient, sans le sport, jamais connu. Le sport est bonne pratique, il unit les gens et est bon pour l'âme.


Le sport divise aussi. Les gens qui, autrement, ne se seraient jamais connu ou seraient aimables en temps normales, deviendront des antagonistes parce qu’ils soutiennent des équipes adverses. Il crée la violence, notamment des jets de pierres après le match entre des personnes qui vivent dans la même communauté. On a donné un exemple d'un étudiant indien qui soutenait un club écossais de football et a de ce fait appris à chanter des chansons du club qui sont vielles de centaines d’années et qui dénigrait les protestants ans.
Ces deux points de vue ont été exprimés dans un premier aperçu du rôle du sport dans la société. Après la discussion, les deux thèses on été reconnues comme vrai, mais il a été convenu que, généralement, lorsqu'il y avait la violence liée au sport, que ce soit des jets de pierres à Yoff ou des batailles de rue à Londres, il y avait des gens qui utilisaient leur penchant pour le sport comme prétexte pour mener à bien des comportements antisociaux.

Le rôle des modèles et du sport dans le processus de développement

Les sportifs hommes et femmes peuvent être des modèles pour les jeunes. Non seulement en raison de leur force physique et mentale, mais aussi parce que le sport peut être un moyen de gagner de l'argent et de sortir de la pauvreté. Les événements sportifs fait qu’un être humain s'oppose à un autre. S'il est sans doute vrai que l'argent aide en termes de formation et de matériel, il s'agit essentiellement d'une personne en concurrence avec un autre, de sorte que les gagnants gagnent aussi en mérite. Il s'agit d'un niveau raisonnablement équitable.
Certains modèles comme Mohammed Ali, Tiger Woods et Yekini ont  été mentionnées. Ce dernier est un combattant qui est en simple, respectueux, bien éduquée et qui a une philosophie de bienfaiteur et de partage mutuel de l’amour. Il incarne l’illustration qu’une personne peut devenir riche et rester humble. Amy Mbacke Thiam a été cité comme ayant un rôle de modèle féminin. Elle a remporté une médaille d'or lors de la Coupe du monde en athlétisme.  


La Lutte / Le Laamb


La Lutte Africaine est très populaire dans la culture sénégalaise, en particulier chez les Sérère. Il existe un fort coté mystique dans la lutte. Les lutteurs utilisent des gris-gris – des amulettes de charme - et les éléments psychologiques et physiques vont de pair. Un participant a demandé si c’était le coté mystique qui rendaient la lutte si populaire, ou l’opposé. On a pensé que c’était un peu des deux.
Il ya une grande différence entre la lutte traditionnelle, où les coups ne sont pas autorisés, et la lutte moderne. Les Sérère sont reconnu comme des personnes ayant la lutte dans le sang. Il ya des chansons pour les combattants et, si vous assistez à une séance de lutte traditionnelle dans l’arène d’un village Sérère, vous pourrez voir la foule chanter et danser et voir l'ensemble de la communauté y participer. Vous avez vraiment l'impression que c'est quelque chose qui a été le cas pendant des siècles. La lutte à Dakar, est maintenant beaucoup plus centrée sur le spectacle et est motivée par les énormes cachets (en millions de F CFA) qui sont en jeu.      Il a été reconnu que le lutteur «Tyson» est en grande partie le précurseur de ce changement. Il a importé des Etats-Unis le style connu sous le nom de « boulfalé ». Il provient de la localité de Pikine, qui est pauvre et surpeuplé, et son comportement lui a apporté beaucoup de soutien. Il a été le premier lutteur à gagner 20 millions de CFA après une victoire. Les autres ont pu réaliser à quel point le comportement individuel était important.
Généralement, les gens pensent que si vous êtes soutenu par un plus grand Marabout (chef religieux) vous pouvez gagner, surtout à cause de pouvoirs mystiques mais aussi du soutien que le Marabout t’apporte. De nos jours, les lutteurs s’entrainent de plus en plus et l'aspect physique et l'attitude sont considérés comme faisant parti des clés pour la victoire.



 

La participation des supporters


Il ya beaucoup de chant lors des événements sportifs au Royaume-Uni, notamment lors des matches de football. C’est souvent le seul endroit où le peuple britannique chantent avec de nombreuses autres personnes, ce qui peut susciter un sentiment très spirituel. Au Sénégal, il ya aussi la participation de la foule lors des matchs de football populaire et lors la lutte traditionnelle, mais cela n’a pas la même envergure.

 
Le
Sport à l'école


Au Royaume-Uni, il ya un temps minimum qui doit être consacré à l'éducation physique à l'école. Le sport inclue le football (soccer), le hockey, le netball, le baseball, le tennis, l’athlétisme, le cricket et le rugby. Au Sénégal, il le sport incluse des disciplines comme le basket-ball, le handball, le tennis, l’athlétisme et le football. Des tournois d’inter classe et inter école ont aussi lieu.

 
La Natation


La natation est très populaire à Dakar. Il ya une traversée annuelle de Dakar à l'île de Gorée. Il ya ensuite des prix différents pour les hommes et pour les femmes. Il y a une piscine olympique de Dakar. Un participant a dit qu'il a deux amis qui ont grandit dans un camp militaire avec leurs parents et ont eu à être formés de façon rigoureuse. Ils ont concouru au niveau sous-régional. Ils sont amateurs, mais très talentueux.


La
Discrimination / l’édification des classes sociales

Au Royaume-Uni, le cricket, l'aviron, le polo, le rugby collectif sont considérés comme des sports pratiqués par les personnes de classes supérieures, alors que les ligues de football et de rugby sont des sports pratiqués par tout le monde. De même, au Sénégal, le golf et le tennis ont été donnés comme des exemples de sport pratiqués par la classe moyenne et les riches car ils sont les seuls qui peuvent se procurer l'équipement qui est assez couteux. Le football et la lutte sont des sports populaires car on peut voir les gens les pratiques dans toutes les rues, sur les plages et les espaces publics.
Au Royaume-Uni, il existe une certaine discrimination entre les sexes en matière de sport qui sont soutenus financièrement ou retransmis par la télévision en faveur des sports pratiqués par les hommes. Les gens d’origines africaine et des Caraïbes sont assez bien représentés dans les sports, mais les Asiatiques ne le sont pas du tout, mis à part en cricket.

Au Sénégal, il ya moins de femmes dans la natation et le Beach soccer, par exemple, mais une bonne représentation dans le basket-ball et le handball. On a pensé que les femmes sont perçues différemment quand elles sont sportives. Il peut y avoir une perception négative des femmes qui sont physiquement fortes. Cependant, ceci peut différer d’une région à l’autre vu que des femmes font de la lutte dans le sud du pays.


Le sport sous d’autres aspects


La britannique a déclaré que chez eux, être supporter de football (soccer) semble avoir, pour beaucoup, remplacé la religion dans cette société laïque. Les fans sont vraiment fanatiques et ont une foi et une ferveur pour leur club qui pourrait être assimilé à un sentiment religieux. Il ya aussi des rituels et des chants qui s’y ajoutent.  
Il a été estimé qu’au Sénégal, où les jeunes sont majoritaires, le sport constitue l'opium des masses. Le Gouvernement pourrait utiliser le sport dans une certaine mesure, pour empêcher aux gens de penser à la réalité quotidienne et la situation désespérée du pays. On a donné l’exemple du Sénégal qui a battu la France au football et de la vague d'hystérie et d'allégresse qui s’en est suivi dans le pays.


Les investissements publics dans le sport


Le gouvernement sénégalais a beaucoup financé l'équipe nationale de football, mais n'a pas connu beaucoup de succès. Maintenant, ils ont changé de tactique et essayent de soutenir le championnat national au lieu d'essayer de le professionnaliser d’un coup. La plupart des sportifs sont amateurs, et il a été estimé qu'il y a un soutien injuste du football et non les médaillés d'or par exemple des arts martiaux et de l'athlétisme. Le  Basket-ball, le handball et la natation sont également considérés comme lésés coté financement.
Au Royaume-Uni et dans d'autres pays occidentaux des académies de sports et de club de football travaillent et signent des contrats avec des enfants dès l'âge de sept et huit ans. Au Sénégal, il n'y a pas de système connu de détection des talents et aider les enfants à développer leurs aptitudes, il a estimé que cette structure devrait être mise en place.


Aux États-Unis, l'éducation et le sport sont étroitement liés, y compris leurs bourses d'études universitaires pour les athlètes qui ont eu un prestige en raison de leurs réalisations sportives. Au Sénégal, il est souvent nécessaire de choisir entre le sport et les études académiques.

 


En conclusion, nous pouvons dire que le sport est vu comme ayant un rôle très positif dans la société et que le Sénégal gagnerait à avoir des systèmes plus structurés, plus d’infrastructures et de financement pour une variété de sports.

 

The role of sports in society Friday 24 April 2009 VE

Report of Conversation Club, Friday 24th April 2009 

THEME – The role of sport in society

Introduction

This week we had even more new people come along to Conversation Club and were able to break the group up into two.  One sub-group discussed predominantly in English, the other in French and English. 

The role of sport in society

Sport brings people together, either as participants or spectators.  As a leisure activity it is also good for health, both physical and mental as it is necessary to be fit and healthy of body to have a ‘clean spirit’.  People who would not otherwise meet do so because of sport, and people travel to places they wouldn’t otherwise see too.  Sport is good, it unites people and is good for the soul.

Sport is divisive.  People who otherwise would not know each other or would be friendly are pitted against each other because they support opposing teams.  It creates violence, including stone-throwing after the match, between people who live in the same community.  An example was given of an Indian student who supported a Scottish football club and learned to sing songs hundreds of years old defaming Protestants due to the football club he supported.

These were two views which were expressed in an initial summary of the role of sport in society.  After some discussion, both were found to be true, though it was generally thought that where there was violence related to sport, be that stone-throwing in Yoff or street battles in London, it was generally where people were using their allegiance to sport as an excuse to carry out anti-social behaviour.

Role models and sport as a means of development

Sportsmen and women can be role models to young people.  Not only because of their physical and mental strength, but also because sport can be a way to earn money and to get out of poverty.  Sporting events involve one human being pitted against another.  Whilst it is doubtless true that money helps in terms of training and materials, it is essentially one person competing with another, so that winners win on merit.  It is a reasonably level playing field.

Some role models that were mentioned were Mohammed Ali, Tiger Woods and Yekene.  The latter is a fighter who is straight-forwards, respectful, well-educated and who has a philosophy of doing good and showing love to one another.  He embodies how a person can become rich but still be humble.  Amy Macke Thiam was cited as a female role model.  She has won a gold medal in the athletics world cup.

The Lutte/The Laamb

The Lutte – African wrestling – is very popular in Senegalese culture, particularly amongst the Serere.  There is a strong mystical element to the lutte.  Fighters wear gris-gris – charmed amulets – and the psychological and physical elements go hand in hand.  One participant asked if it is the mystical element that keeps the lutte so popular, or the lutte that keeps the traditional mystical element popular.  It was thought that there was a mix.

There is a big difference between the traditional lutte, where hitting is not allowed, and the modern Laamb.  Serere people are said to have the lutte in their blood.  There are special songs for fighters and if you see a traditional fight in a Serere village arena, you will see the crowd singing and dancing and the whole community engaging together.  You really feel like it is something which has been happening for centuries.  The lutte in Dakar is now much more about putting on a show and is driven by the huge amounts (millions of CFA) of money, which can be won and made.  The fighter ‘Tyson’ is largely responsible for this change, it was suggested.  He brought ‘US type’ confidence to the lutte – known as ‘boulfale’.  He comes from the poor highly-populated district of Pikine and his attitude won him a lot of support.  He was the first fighter to be paid 20 Million CFA for winning a match.   He transformed the support because others realized how important personal attitude is.

It used to be thought that it used to be that if you were supported by a bigger Marabout (religious leader) you would win, largely due to mystical powers and the Marabout’s support.  These days fighters train more and the physical aspect and attitude are seen as key to winning.

Crowd participation

There is much singing at sporting events in the UK, but particular at football matches.  This is often the only place where British people sing with many other people, which can be a very spiritual feeling.   In Senegal there is also crowd participation at popular football matches and at traditional wrestling, but not to the same extent.

Sport at school

In the UK, there is a minimum amount of time which has to be spent on physical education at school.  Sports include football (soccer), hockey, netball, rounders, tennis, athletics, cricket and rugby.  In Senegal sports include basketball, handball, tennis, athletics and football.  Inter class tournaments and inter school matches take place. 

Swimming

Swimming is very popular in Dakar.  There is an annual race from Dakar to Goree Island.  There are different prizes for men and women.  There is an Olympic sized pool in Dakar.  One participant said he had two friends who had had military upbringings and train rigorously.  They have competed at sub-regional African level.  They are amateurs, but very talented.

Discrimination/class structure

In the UK cricket, rowing, polo and rugby union are classes enjoyed by the upper classes, whilst football and rugby league are the sports enjoyed by ‘everyman’.  Similarly in Senegal, golf and tennis were given as two examples of sport enjoyed only by the middle class and the rich as they are the only ones who can afford the equipment.  Football and the lutte are universally popular, as can be seen in every street and on the beaches and public spaces. 

In the UK, there is discrimination between the sexes in terms of the sports which are televised and financially supported, with males dominating.  People of African-Caribbean descent are pretty well represented across sports, but Asians are not, apart from in cricket.  In Senegal there are fewer women in swimming and beach soccer, for example, but good representation in basketball and handball.  It was thought that women are perceived differently when they are sporty.  There can be a negative perception of women who are physically powerful.  This may differ in different regions however as, for example, women lutte in the south of the country.

Sport in other forms

The UK participant said that in the UK supporting football (soccer) seemed to have replaced religion for many in this secular society.  Fans were really fanatical and have a faith and fervor for their clubs that could be likened to religious feeling.  There are also rituals and songs which go with it. 

It was suggested that in Senegal, where there are so many young people, sport is the opium of the masses.  Government might support sport to some extent to prevent people from thinking about the reality of the day to day and the desperate situation the country is in.  An example was given of Senegal beating France at football and the wave of hysteria and elation that swept the country.

Government investment in sport

The Senegalese government has put a lot of money into the national football team, but hasn’t seen much success.  Now they have changed tack and are putting money into the national championship instead to try to professionalise it.  Most sports people are amateurs, and it was felt that there is an unfair bias to support football, but not gold medal winners in, for example, martial arts and athletics.  Basketball, handball and swimming were also considered as underfunded.

In the UK and other western countries, sports academies and football club academies work and contract with children as young as seven and eight years old.  In Senegal there was no known system for spotting talent early and supporting children to develop their abilities, but it was thought that this structure should be instituted.

In the US, education and sport are very closely linked, including their being university scholarships for athletes, who also gain kudos because of their sporting achievements.  In Senegal it is often necessary to choose between sports and academic education.

In conclusion, sport was seen as having an overall very positive role in society and that Senegal would benefit from having more structured systems and more facilities and funding for a range of sports.

 

 

 LINKS


http://en.wikipedia.org/wiki/Sport

http://en.wikipedia.org/wiki/Lutte_Traditionnelle

http://en.wikipedia.org/wiki/Laamb

http://en.wikipedia.org/wiki/Rugby_league