jeudi 2 juillet 2009

Club de Conversation 26 Juin: Education

Club de Conversation du vendredi 26 Juin 2009

L'éducation



Le programme culturel du Centre Vivre & Apprendre de poster différemment les comptes rendu de nos club hebdomadaire conversation. Nous pensons qu'une version résumée sera aussi informative que nos longs comptes rendus. Si vous souhaitez plus d'informations sur les sujets abordés, n'hésitez pas à nous envoyer un email à l’adresse suivante : culturevivreetapprendre@gmail.com.

Toutes les informations rapportées dans ces comptes rendus représentent les opinions des participants à notre club de conversation.

La question qui a débuté la discussion était: Si vous aviez la possibilité d’effectuer la réforme du système éducatif sénégalais, que feriez-vous et pourquoi?

Les réponses étaient liées à la façon dont le système éducatif a été fait. Le système est basé sur le système français, où l'histoire de l'Europe est mise en avant par rapport à l'histoire du Sénégal. En outre, les participants n'ont pas le sentiment que les programmes sont pratiques et abordent des questions importantes comme la rédaction d'un curriculum vitae ou d’une lettre de motivation. Une autre grande question est la langue dans laquelle l'enseignement est dispensé qui est français au lieu du wolof par exemple. La langue Wolof est comprise et parlée par presque tout le monde au Sénégal, et pourrait atteindre une plus grande partie de la population. C'est la langue que les enfants apprennent en premier lieu, et donc l'utilisent comme un point de référence lors de l'apprentissage du français ou d'autres langues. En outre, la plupart des Sénégalais, en particulier dans les zones rurales apprennent à lire et à écrire en wolof (ou en lettres arabes) dans le secteur informel ou des écoles religieuses avant d'apprendre le français.

Les grèves posent un gros problème pour le secteur de l'éducation. Les enseignants et les étudiants vont en grève durant l'année scolaire, réduisant ainsi le volume de temps nécessaire consacré à l’éducation. Lorsque les examens nationaux se produisent à la fin de l'année, les étudiants ou élèves qui ont connu de nombreuses perturbations sont désavantagés.

Il ya eu une discussion concernant la question de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) qui est l'université publique de Dakar et à quel point il est difficile pour les étudiants de trouver un encadreur pour leurs professeurs parce que ces derniers travaillent généralement dans d’autres écoles, souvent à l’échelle internationale. La faculté de médecine à l'UCAD est considérée comme la meilleure des facultés. L’accès y est difficile et rigoureux. Beaucoup d’étudiants venus des autres pays de l'Afrique viennent à l'UCAD grâce à sa bonne réputation, mais la faculté de médecine compte la plus importante population étrangère. La plupart des participants du Club de conversation viennent du département anglais de l’université. Le département de Français compte environ 7000 étudiants et 15 professeurs. Les élèves ont rarement l'occasion de prendre la parole et passent la plupart de leur temps à écouter des conférences ou à prendre notes.


Le nombre de filles scolarisées est en hausse, en particulier dans les zones urbaines. Cependant,on constate qu’ il ya toujours plus d'hommes que de femmes au niveau de l'UCAD. Les participants l’explique parle fait du mariage des femmes. Il ya eu un débat sur les femmes qui sont obligées d'épouser des hommes, en particulier ceux qui vivent à l'étranger et qui sont considérés par la famille de ces dernières comme riches et plein de succès. Un participant a mentionné une étude réalisée par l'USAID dans les zones rurales, sur les raisons pour lesquelles les filles quittent l'école assez tôt. USAID a révélé que quatre facteurs contribuent à l’abandon de l’école par les jeunes filles: les grossesses précoces, la pauvreté, l’éloignement des écoles qui ne sont pas accessibles, et l’attitude des enseignants vis-à-vis des jeunes filles.

Le 10 Juillet prochain, le thème du club de conversation portera sur l'avenir économique du Sénégal.

Conversation Club Report June 26 : Education

Conversation Club June 26, 2009: Education

The Cultural Program at the Living and Learning Center has decided to post the notes from our weekly conversation club differently. We think that a truncated version will be as informative as our usual long write-ups. If you would like more information about the topics discussed, feel free to email us at culturevivreetapprendre@gmail.com. All of the information reported in these write-ups are the opinions of the participants of the conversation club.

Question to start off discussion: If you could reform the Senegalese educational system, what would you do and why?

The answers were related to the way the educational system has been established. The system is based on the French system where European history is put before Senegalese history. In addition, the participants did not feel that the subjects are practical and addressed important issues like writing a resume or cover letter. Another big issue is the language in which instruction is provided, in French in lieu of Wolof. Wolof is understood and spoken by almost everyone in Senegal, and could access a larger portion of the population. It is the language that children first learn and thus use it as a reference point when learning French or other languages. Furthermore, most Senegalese, especially in rural areas learn how to read and write in Wolof (in Arabic letters) in informal or religious schools before learning French.

Strikes pose a big problem to the education system. Both teachers and students go on strike throughout the year, shortening the amount of time spent learning. At the end of the year when national examinations happen, students who have experienced many strikes are at a disadvantage.

There was a discussion about at University Cheikh Anta Diop (UCAD), the public university in Dakar and how difficult it is for students to get a hold of their professors since the professors generally work in many different schools, even internationally. The medicine program at UCAD is seen as the best program. It is hard to get into and is rigorous. Many students from all over Africa come to UCAD for its reputation; however, the medicine department has the largest population of non-Senegalese. Most of the Conversation Club’s participants are in the English department. The English department has about 7,000 students and about 15 professors. Students rarely have an opportunity to speak and spend most of their time listening to lectures or writing.

The number of girls in school is rising, particularly in urban areas. However, there are still more men at UCAD than women. The participants attributed that to women’s early marriage. There was a discussion about women being forced to marry men, especially those who live abroad and thus are seen as rich and successful. A participant mentioned a study done by USAID in rural areas on the reasons that girls leave school early. USAID found that the following four factors contribute to girls leaving school early: early pregnancy, poverty, schools are not accessible (too far away), and the treatment of girls by their teachers.

The July 10th topic will be the future of Senegal.

Club de Conversation 19 Juin: l'immigration

Vous percevez l’immigration comme une chose positive ou négative?

Un participant a affirmé que, pour le Sénégal, l’immigration est considérée comme chose positive à 90%. Les immigrés font beaucoup pour le Sénégal à travers l'argent qu’ils envoient à leurs familles qui, à leurs tours, l'utilisent pour contribuer au développement du pays. La plupart des immigrés sénégalais, qui effectuent des transactions à l'étranger, ne sont pas originaires de Dakar, mais plutôt des villages et n'ont pas reçu une éducation à l’école française. Cependant, il ya une grande partie des immigrés sénégalais qui a été à l’école et qui vivent à l'étranger et contribuent au développement d'autres pays, mais pas à celui du Sénégal (voir ci-après).

Dans les années 1980, lorsque l'agriculture a commence à avoir moins d'importance et à générer moins de revenues, les immigrés potentiels se sont mis à chercher d'autres possibilités, notamment en Europe. L’immigration a été encouragée et accueillis par les pays d’Europe de l'Ouest pour avoir de la main d’œuvre dans les usines, la construction mais aussi pour les travaux physique. Beaucoup de ces immigrés ne souhaitaient pas rester en Europe mais souhaitaient revenir au Sénégal avec leurs poches pleines. Selon une statistique citée par l'un des participants au club, 3 millions de Sénégalais vivent en dehors du Sénégal et envoient 500 milliards de francs CFA au Sénégal.

Pourquoi les gens décident de prendre les pirogues pour rejoindre l'Europe?

La réaction de la plupart des participants a été que les personnes vivant au Sénégal sont dans la pauvreté et voient l'Europe comme un lieu où ils peuvent trouver un moyen pour améliorer leurs conditions de vie et obtenir plus d'opportunités. Le taux de chômage au Sénégal est un grand problème et la honte que ressent un chômeur est grande. Dans la même vaine, le "Jom" joue un rôle. Le Jom est un mot wolof d’une valeur très prisée qui incarne le courage et la persévérance. Les personnes sans emploi, surtout lorsqu’il s’agit des hommes, sont considérés comme n’ayant pas de Jom.

Les Sénégalais vivant en Europe font la fierté de leur famille pas seulement parce qu’ils ont un emploi et qu’ils envoient de l'argent à la maison, mais juste par le fait qu’ils aient quitté le Sénégal. Cela est considéré comme un succès.

Un participant a ensuite demandé ce qui encourageait en fin de compte les Sénégalais à rester au Sénégal pour réaliser leurs rêves?

Qu’est ce qui arrive une fois à l'étranger

Une fois le sénégalais est à l'étranger, il ou elle prend un emploi subalterne qui nécessite la force physique, morale, et du temps. Beaucoup de sénégalais ont des emplois en Europe qu'ils n’auraient jamais acceptés au Sénégal, ces emploies sont attribués aux étrangers du Sénégal, en particulier les Guinéens.

Un participant, qui a passé sept ans en France, a informé le groupe que l'Europe n’est pas ce que les immigrés croient qu’elle est. Elle a souligné que bon nombre d’immigrés Sénégalais qu’elle a rencontré ont été forcés à travailler dans des secteurs illégaux de la société dans le but de se faire de l'argent.

Elle a ajouté que de nombreux immigrés qui reviennent au Sénégal se vantent de leur vie à l'étranger, mais ce n’est pas la réalité qu’ils reflètent. Elle a souligné combien il est difficile de vivre à l'étranger, sans famille ou des connaissances. Un autre participant a ajouté que le montant d'argent demandé pour aller à l'étranger, environs 1 million de F CFA par personne pourrait être utilisé de démarrer une entreprise ou pour travailler au Sénégal.


La relation entre le Sénégal et l'Europe

La police ne traite pas bien les immigrés sénégalais et, par conséquent, ils sont souvent victimes de harcèlement. Un participant a ajouté qu’une vidéo qui montre un sénégalais en train d’être battus par la police espagnole à l'aéroport avait été mis sur le net il ya quelques jours. Cela illustre la tension entre les deux groupes.

Un participant a noté que le Sénégal accueille les étrangers à bras ouverts. Le Sénégal est connu pour être un pays teranga ou d'hospitalité. Ce type d'accueil n'est pas réciproque en Europe.

Un participant a ajouté que la colonisation était une forme d'immigration. Les Européens sont venus en Afrique, ont extrait les ressources dont ils avaient besoin et l’ont envoyé chez eux en Europe. Ce type de colonisation/immigration est toujours présent en Afrique, où les politiciens font des deals avec les entreprises et les dirigeants de l'Europe pour les ressources africaines qui auraient pu être utilisés comme moyens pour développer les pays africains. On a donné l'exemple de Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso qui, pour avoir refusé de céder à l'impérialisme de l'Europe, a été assassiné en 1987 par l'actuel président, Blaise Compaoré.

La fuite des cerveaux

Un participant a mentionné que 200 professeurs sénégalais enseignent dans les meilleures universités des États-Unis. Le participant a attiré l’attention sur la valeur du potentiel qui est perdu quand une personne se déplace pour travailler à l'étranger.

La demande de visas

La question a été posée de savoir pourquoi les citoyens européens ou américains voyage à l'étranger sans avoir les mêmes tracasseries concernant la demande de visa dont les Africains font face? Un participant a répondu en disant que la racine de cette attitude est que, puisque l'Afrique est un continent pauvre, il est d'avis que les citoyens doivent rester dans leurs pays. Un autre participant a répondu en disant que les ambassades ne respectent pas ceux qui demandent des visas.

Un participant a fait part de son expérience propre lors dela demande de visa en précisant que l'ambassade des États-Unis a rejeté sa demande de visa étudiant sur le principe qu'il ne connaissait personne aux États-Unis, bien qu'il ait déjà été accepté par une université américaine et avait plus que le montant requis dans son compte en banque. Un autre participant a dit qu'il connaît quelqu'un qui, au cours de son entretien, avait admis avoir des parents là-bas et a été rejetée à cause de cela.

Un autre participant a déclaré qu'il avait entendu parler d'un américain qui a eu à travailler à l'ambassade des États-Unis à Dakar, et qui vendait les visas pour 3 millions de francs CFA. En réponse à cela, un participant a dit, ‘au moins tout le monde y gagne alors. "

Est-ce que les participants du club voudraient se rendre à l'étranger?

Le modérateur a demandé si l'un des participants avait l'espoir d'aller à l'étranger, près de cinq des treize participants ont dit qu'ils voulaient et étaient en train de postuler pour obtenir un visa. Tous les cinq participants veulent aller aux États-Unis pour étudier ou travailler. Plusieurs participants ont cité les États-Unis comme un endroit où les gens peuvent réaliser leurs rêves et poursuivre leurs études.

Conversation Club Report June 19 : Immigration

Conversation Club 19 June 2009: Immigration

Do you see immigration as a positive or negative thing?

For Senegal immigration is seen as positive, 90% positive, as one participant put it. Immigrants do a lot for Senegal by sending money to their families who in turn use the money to help in the development of the country. Most of the Senegalese migrants, who are the “buyers and sellers” abroad, are not from Dakar but from the villages and do not have a substantial education. However there is a large portion of educated Senegalese who live abroad and who contribute to the development of other countries but not Senegal (more on this below).

In the 1980s, as agriculture begun to have less importance and yield less money, potential migrants looked for other opportunities, particularly in Europe. Migrants were encouraged and welcomed by the countries of Western Europe to work in factories, construction and do physical labor. Many of these migrants never anticipated staying in Europe but hoped to return to Senegal with their pockets full. According to a statistic cited by one of the participants, 3 million of Senegalese live outside of Senegal and send 500 billion CFA back to Senegal.

Why do people decide to take the pirogues to Europe?

The overwhelming response from the participants was that people in Senegal are living in poverty and see Europe as a place where they can improve their lives and obtain more opportunities. Unemployment in Senegal is a big issue and the shame of not having a job is large. In that same vein, “jom” plays a role. Jom is a Wolof word for a highly prized value that embodies courage and perseverance. Non-working people, especially men, are seen to lack jom.

Senegalese in Europe bring pride to their family because not only does the migrant have a job and is probably sending money home, but he or she has left Senegal. That is seen as an achievement.

As one participant asked rhetorically, what encourages Senegalese to stay in Senegal to realize their dreams?

Once abroad

One the Senegalese migrant is abroad; he or she takes a menial labor job that requires physical force, morale, and time. Many Senegalese migrants in Europe do work that they never would touch in Senegal; those jobs are given to migrants to Senegal, especially Guineans.

One participant, who spent seven years in France, told the group that Europe is not what immigrants expect. She noted that many of the Senegalese immigrants she met were forced to work in illegal sectors of society in order to make money.

She added that many immigrants who come home to Senegal boast about their life abroad but much of it is not true. She underlined how difficult it is to live abroad sans family or connections. Another participant added that the amount of money used to go abroad, an average of 1 million CFA per person could be used instead to start a business or work in Senegal.

The relationship between Senegalese and Europe

Police do not treat Senegalese immigrants well and thus they are frequently harassed. A participant added that a video had been put on the Internet of a Senegalese man being beaten by Spanish police in the airport. This exemplifies the tension between the two groups.

A participant noted that Senegalese welcome foreigners to their country with open arms. Senegal is known for being the country of terranga or hospitality. This kind of welcome is not reciprocated in Europe.

One participant added that colonization was a form of immigration. Europeans came to Africa, extracted the resources they wanted and sent them home to Europe. This kind of colonization/immigration is still going on in Africa where politicians broker deals with Europe businesses and leaders for African resources that could be used in ways to develop African countries. The example was given of Thomas Sankara former president of Burkina Faso who refused to bow to the imperialist wants of Europe but then was assassinated in 1987 by the current President, Blaise Compaore.

Brain Drain

One participant cited that 200 Senegalese professors teach and the best universities in the United States. The participant noted the amount of potential that is lost when a qualified person moves to work abroad.

Visas

The question was asked, why do European or American citizens travel abroad without the same visa dilemmas that Africans face? A participant answered by saying that the root of that mindset is that since Africa is a poor continent, it is believed that their citizens will stay in the country. Another participant answered by saying that the Embassies do not respect those asking for visas.

One participant shared his own visa experience by stating that the US embassy rejected his student visa application on the premise that he did not know anyone in the US, although he had already been accepted to an American university and had more than the required amount of money in his bank account. Another participant said that he knows of someone who during his interview, admitting to knowing people in the US and was rejected on that premise.

Another participant stated that he heard from an American who worked at the US Embassy in Dakar and used to sell visas for 3 million CFA. In response to that, a participant said, at least everyone wins.”

Would the club’s participants go abroad?

The moderator asked whether any of the participants were hoping to go abroad, about five out of the thirteen participants said that they wanted to and were in the process of applying to get visas. All of the five the participants want to go to the United States to study or work. Several participants cited the US as a place where people can achieve their dreams and would allow the participants to further their education.

LINKS

http://www.seneweb.com/news/article/23565.php

http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Sankara

http://english.peopledaily.com.cn/90001/90778/90858/90866/6602087.html

samedi 20 juin 2009

Club de Conversation 12 Juin:La maltraitance des enfants

Club de conversation du Vendredi 19 Juin 2009

Thème : La maltraitance des enfants

Que pensez vous de la maltraitance des enfants ? En savez vous quelque chose ?

Une participante Sénégalaise a débuté en disant que souvent les gens trouvent le concept de maltraitance trop occidental. Au Sénégal, la forme la plus visible de la maltraitance des enfants reste le phénomène des Talibés. Cependant, il y a d’autres formes de maltraitance des enfants qui sont moins visible mais qui perdure quand même. Personne ne pense à ce qui arrive au enfants qui ont subi la maltraitance. Quelques fois, même certains parents (qui parfois ne s’occupent pas de leurs enfants) envoient ces derniers travailler dans les mines (parfois de force), de sorte qu’ils perçoivent la modique somme d’argent que les propriétaires des mines leur verse. (Ceci est particulièrement visible entre le Bénin, au Togo et au Nigeria. Cf. Les mines d’Abeokuta au Nigeria)

Un autre intervenant repris en disant que les talibés sont les personnes les plus vulnérables et sont victimes de violence au Sénégal, peut-être en raison de leur manque d’aide financière ou du fait qu'ils n'ont pas beaucoup de connaissances sur la façon de faire pour s’en sortir par eux-mêmes.

Un autre repris en disant que les talibés sont liés à la pauvreté parce qu'ils vivent dans la rue. les familles aisées vivent très loin de cet environnement ou vivent les Talibés. La maltraitance des enfants est une chose vraiment horrible selon lui.

Selon un autre membre du club de conversation, la maltraitance des enfants est un réseau, il est large et peut se manifester sous différentes formes. Mais où sont les dirigeants africains? Ils doivent faire respecter les droits humains.

Après ce tour de table, un petit documentaire sur la maltraitance des enfants à été visionné. Dans cette vidéo, des enfants racontent comment on les a forcé à voler, à tuer, à se prostituer dés l'âge de 8 ans, à prendre de la drogue, etc. Il y a différentes formes de maltraitance des enfants.

Documentaire de Hull Freedom Trail.

Un participants est revenu sur la question des orphelins, sans aucun parents, qui n’ont pas l’occasion de grandir dans l'amour ce qui peut être considéré comme un type de maltraitance des enfants. Les plus vulnérables sont ceux qui sont pauvres ou sans éducation. En Afrique, la maltraitance des enfants est surtout causée par la guerre. Au Sénégal, Il est surtout question de négligence ce qui est souvent à l'origine de la maltraitance des enfants. Il y a aussi cependant un problème de la pauvreté. La maltraitance des enfants peut être détectée dans tous les pays.

Nous avons besoin de prêter une attention particulière à cela pour promouvoir le changement.

Une participante repris en disant qu’Il y a beaucoup de conférences, de nombreux pourparlers auxquels résultent de solides documents qui tentent de lutter contre la maltraitance des enfants. Mais la principale faiblesse des résolutions africaines est qu'il y a peu d'action et beaucoup de théories. Ces résolutions ne sont pas bien appliquées et peu de solutions qui ressortent des conférences ou réunions sont effectivement mises en œuvre. Il faut sensibiliser les gens afin qu'ils soient conscients de cela.


Certains parents envoient leurs enfants sur Dakar avec un marabout qui quittent des villages de l'intérieur du pays, ce qui éloigne les enfants de leur famille. Leurs conditions de vie sont souvent mauvaises.

En comparaison, on peut dire qu’aux États-Unis, la maltraitance n'est souvent pas liée à la pauvreté. Mais ici, au Sénégal, elle l’est.

Les talibés doivent souvent se débrouiller eux-mêmes parce que la seule personne sur laquelle ils peuvent compter est le marabout.

Un autre intervenant fit savoir que le problème est que les marabouts n'ont pas de travail et ce sont les enfants qui vont chercher de l'argent pour les soutenir. Certains marabouts ont vraiment belles maisons avec tous les accessoires et on peut voir parfois les Talibés tout sales, assis autour de lui pour regarder la télévision.

Une participante affirme connaître quelqu'un qui est fier d’avoir été un Talibé. Ce dernier dit qu'il sait maintenant comment gérer sa vie.

D’un autre coté certaines maltraitances des enfants sont liées au tourisme, certains occidentaux viennent ici et détourne des jeunes filles grâce à leur argent.

Un autre documentaire nous a montré que certains enfants sont aussi victimes de viols orchestrés par des touristes.

Solutions ?

La situation aurait changé si tout le monde allait à l’école.

Comme solution concernant le Sénégal par exemple, les Daaras (écoles coraniques) sont profondément enracinées dans l'islam, et sont très importants quoi qu’on dise. Cependant, il faut :

1. De les moderniser pour mieux les structurer.

2. Savoir que nul ne peut l'éradiquer, ils font partie de la culture musulmane, et

3. Sensibiliser les gens sur les questions de la maltraitance des enfants

Pour cela, le Gouvernement devra débloquer des fonds pour la mise en œuvre.

Les talibés doivent avoir de meilleures conditions d’existence à l’instar des élèves des écoles modernes, afin qu'ils puissent profiter et jouir des droits humains.

LE PROCHAIN CLUB DE CONVERSATION PARLERA DE L'IMMIGRATION.

Conversation Club Report June 12 : Child Abuse

GENSEN Conversation Club: CHILD ABUSE June 12, 2009

What is your opinion of child abuse, what do you know about it?

Fatima: People have told me it is a western idea. In Senegal, the talibes are a big form of child abuse. Talibes are very visible, but there are other types of child abuse in Senegal that are less visible. There is no interrogation as to what will come of children who undergo abuse. Sometimes even some parents (who don’t care about their children) are ok with sending their children into slavery or to relatives—like when they send children to work in the mines (sometimes by force) so that the parents will have the money that the children earn. (This is especially present in Benin, Togo, and Nigeria.)

Khaly: Talibes are the most vulnerable people that are abused in Senegal, perhaps due to their lack of financial means. Perhaps they don’t have a lot of knowledge to help themselves.

Sadou: Talibes are linked to poverty because they are living in the street. Richer families are living far from this talibe environment. Child abuse is scary.

Amadou: Child abuse has branches, it is big and can be manifested in many different forms. Slavery in 1848 was a kind of child abuse. Who are the African leaders? They need to respect human rights.

We watched Child Abuse Hull forcing children to steal, kill, prostitute since age 8, take drugs, etc. There are many different forms of child abuse. Hull Freedom Trail.

Sadou: Orphans without parents, not growing up with love—that is a type of child abuse. The more vulnerable are those who are poor or without education. In Africa, child abuse is mostly caused by war. It is the negligence in Senegal that is causing child abuse. It is a problem of poverty, too. Child abuse is present in every country.

Amadou: We need to pay attention to this and promote change.

Fatima: There are many conferences, many talks, strong documents that try to fight against child abuse. But the main weakness is that there is little action behind these words, it is not well applied, and few solutions are actually implemented. One needs to sensitize people so they are conscious of it and are able to see it.

Sadou: Parents send children to Dakar (from villages in the interior of the country), which leaves the children without their family. The living conditions aren’t good. In US, the violence isn’t connected to the poverty. But here in Senegal, it is linked.

Amadou: The talibes need to help themselves because the only one they can rely on is the marabout.

Sadou: The problem is that the marabouts don’t have a job, the children just bring money to support them. Some marabouts have really nice houses and are just sitting around watching TV

Fatou: I know someone who is proud of being a talibe he says that he now knows how to manage his life. Some child abuse is linked with tourism, such as when western men sexually use young African girls. Children are raped by tourists.

Sadou: It would be better if everyone went to school

Amadou: The Daaras (Islamic schools) are rooted in Islam, and are important. But 1. we should try to change how people learn the Koran, how the Daaras operate. 2. No one can eradicate it, it is part of the Muslim culture here, and 3. we need to sensitize people to these issues

Fatou: Government funds are needed

Sadou: We need to modernize the Daara, to give talibes better conditions, like regular schools, so they can enjoy themselves and have human rights.

Next class’s topic: Immigration

vendredi 12 juin 2009

Club de Conversation 5 Juin: Musique

Club de conversation du vendredi 05 juin 2009 Club de conversation

THEME : LA MUSIQUE


Que pensez-vous de la musique, quel rôle joue-t-il?


-La Musique aide à se calmer et vous aide à gérer votre colère. En écoutant la musique, vous pouvez aussi oublier vos problèmes
-Elle aide les gens à voyager à travers le temps, comme par exemple vers la Période de l’esclavage.

-Il s'agit d'une forme de communication, il relie les gens et crée des liens. Youssou N'Dour, par exemple, qui est un chanteur sénégalais, communique avec sa musique et créée des liens avec les autres nationalités.
-La musique peut aussi être un moyen de se renfermer sur soi-même avec le style qu’on les gens maintenant à se balader avec des écouteurs dans les oreilles.
-La musique peut aussi bien séparer et de rassembler.
-Elle peut aider à organiser les dirigeants politiques. Le Hip hop au Sénégal en est un bon exemple! Souvent, les mauvaises actions politiques y sont décriées pour permettre aux dirigeants de rectifier le tir.
- Sans la musique, La vie peut être monotone, elle permet aux gens de se divertir

- Au Sénégal, les jeunes font de la musique, spécialement de la musique hip hop. La musique est un moyen de communication. Ces artistes sénégalais ne sont pas au niveau des instances de décision du pays, ils utilisent alors la musique pour donner leur point de vue.

La Musique et de l'argent


-La musique peut aussi être une façon d'échapper à sa position sociale, en particulier avec les jeunes qui se ruent vers le hip hop.
-C’est aussi un moyen de gagner de l'argent.

Un participant Sénégalais a répondu en ces termes : « Mais nous avons besoin d'argent! »

Une autre à posé la question de savoir si la focalisation sur l’argent permettait d’avoir de la musique de qualité ?

Un participant, qui lui est déjà un acteur du mouvement Hip-Hop a ajouté qu’il faut faire de la musique de qualité pour obtenir de l'argent. Cependant, il est important d'avoir l’amour pour la musique d'abord, puis ensuite une deuxième motivation pourrait être le fait de gagner de l'argent.
-Les musiciens d’aujourd’hui ne pensent que le message à véhiculer est important pour la musique, ils écrivent juste quelque chose à la hâte et veulent en tirer de l'argent rapidement.

Selon un participant, le message contenu dans la musique doit venir du cœur.

Il a été souligné que la musique afro-américaine est le principal type de musique américain qui est consommé au Sénégal.

Le Hip hop et Le Mbalax: les types musiques les plus populaires au Sénégal ?


-la première chose qui a été dite est que les Musiciens sénégalais n’ont pas producteurs. Par contre, il faut noter que Hip-hop sénégalais est de haute qualité, surtout en comparaison avec d'autres pays.
Le Hip-hop et Le Mbalax sont toutes deux très populaires au Sénégal.
-Beaucoup de rappeurs sénégalais ne sont plus établies au Sénégal. Beaucoup de gens ne viennent ici que pour la promotion. C'est l'une des principales faiblesses du hip hop sénégalais. Si nous ne faisons pas attention, le hip hop sénégalais risque de « mourir »!
-Certains ténors du mouvement hip hop sénégalais aident les rappeurs qui sont dans « l’underground », à cause de la dureté de leur verbe, ces derniers n’obtiennent aucune aide du pouvoir politique.
Il a aussi été souligné que le Hip-hop sénégalais pouvait être élargi. Hip hop peut être assimilé au « big bang », il est si original au Sénégal.

-Il y a aussi des personnes qui représentent le Sénégal dans la musique à l’échelle internationale à l’image de Akon.
-de nos jours, on note une influence grandissante du Mbalax sur le Hip Hop Sénégalais.

Globalement, Les Sénégalais écoutent plus le mbalax que le rap, Il y en a cependant une bonne partie qui apprécie les deux genres musicaux.
-il faut noter aussi que beaucoup de gens préfèrent le Mbalax « Old School » au Mbalax « New School » qui est trop futile à leur goût.

Une autre participante à tenu à demander aux acteurs du mouvement Hip-hop d’arrêter de "diaboliser" le Mbalax. Car quoi qu’on dise, cela fait partie de notre identité sénégalaise.


Mini Portrait d’un artiste Sénégalais par les participants:


Baaba Maal, est un artiste de l’ethnie Peulh qui est très connu, même si les paroles de ses chansons ne sont pas comprises par tous.

Bob Marely est aussi très international. Tout le monde le connait! Il a beaucoup aidé les rappeurs sénégalais.


Partage de Musique

Amadou, un rappeur, membre du club a partagé avec nous, en exclusivité, une chanson qu’il a écrite pour sa mère.


Un autre participant a parlé de Akon et d’une de ses chansons dans laquelle il parle d'amour et de choses importantes au Sénégal.

Pour la question de savoir si aux USA, les gens savent qu’il est d’origine sénégalaise, la participante américaine a répondu que peut-être ceux qui l'écoutent savent qu'il est du Sénégal, mais que pour d'autres, le fait que Akon est sénégalais n'est pas connu.

Le club de conversation de la semaine prochaine parlera sur le thème de La maltraitance des enfants.

Conversation Club Report June 5 : Music

June 5, 2009 Conversation Club: MUSIC

What do you think of music, what role does it play?

-It helps you calm down, good for managing your anger, you can forget your problems

-It helps people get through things historically, such as the Periode Negriere

-It is a form of communication, it links and connects people. Youssou N’dour communicates with his music, connects with people.

-Music can also be a way to close self off, such as with headphones.

-Music can separate and bring together.

-It can organize political leaders.

-Life can be monotonous without music because it keeps you happy.

-Young people are in Senegal, making music, especially hip hop music. The youth use music as a means of communication. Since these musicians aren’t in the realm of politics they have the liberty to speak truthfully.

Music and money

-Music is a way to escape one’s social position, especially with hip hop.

-It is also a way to make money.

-People don’t really think of important messages for their music, they just write something quickly and want money quickly.

- The music’s message needs to come from the heart.

African-American music is the main type of music that comes into Senegal from US.

Hip hop and mbalax: popular music in Senegal

-Senegalese musicians don’t have producers unlike in the US where having a producers helps on the path to success.

-Senegalese hip hop is high quality, especially compared with other countries.

-Hip hop and mbalax are both popular in Senegal.

-A lot of Senegalese rappers have left Senegal. A lot of people are abroad and come here to Senegal just for a promotion, which is a main weakness of Senegalese hip hop, Senegalese hip hop will die because everyone is going abroad!

-Some hip hop artists are helping people underground, because these artists are speaking the truth, they don’t have alternate political motivations.

- Seneggalese music is on an international level and there are very well-known people like Yousou N’Dour and Akon who “represent” Senegal.

-There are influences of mbalax in Senegalese music. People are listening to more mbalax than rap, but then a lot of people listen to both.

- There is a difference between old and new mbalax music and many people prefer the old kind.

Talking about specific artists:

Baaba Maal- well known but speaks Pulaar in Senegal, so not everyone understands.

Bob Marley is international. Everyone knows about him! He used to help the Senegalese rappers.

Sharing music

One Senegalese participant shared some hip hop he had written for his mother.

Another Senegalese particpant shared an Akon song. This particpant was curious about Akon’s admission that he is Senegalese and whether he makes it clear in the US?

An American participant responded by saying that those that listen to him know that he is from Senegal, but other than that, the fact that Akon is Senegalese isn’t very publicized.

A Senegalese participant shared Celine Dion.

Next week’s topic:

Child abuse in Senegal

jeudi 28 mai 2009

Club de conversation du 22 Mai: Le tourisme

Club de conversation du Vendredi 22 Mai 2009

Thème : Le tourisme

 

Le club de conversation de cette semaine s’est penché sur la question du tourisme au Sénégal et ailleurs. La question était très intéressante si l’on sait que le tourisme contribue beaucoup à l’économie sénégalaise. La discussion a débuté par un tour de table pour savoir ce que chacun pensait sur le  tourisme puis elle a été menée  dans trois directions : l’écotourisme, le tourisme sexuel et l’échange culturel.

 

L’écotourisme …….

Les participants ont reconnus unanimement que le tourisme est essentiel pour l’économie sénégalaise.  Il permet à une partie de la population d’avoir des activités et de gagner de l’argent. Selon le premier intervenant, le tourisme créée beaucoup d’emploies pour les jeunes qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école. Un autre participant sénégalais a repris en disant que le Sénégal est une attraction touristique par excellence du fait de l’ouverture d’esprit de la majorité de ses habitants qui est très accueillants. Puis il a ajouté que cependant, il y avait beaucoup d’inconvénient concernant le tourisme comme la prostitution aggravée dans les zones touristiques par excellence, la pédophilie etc.

Une sénégalaise a repris en disant que le tourisme est très important pour que notre pays puisse se développer. Cependant cela dépend vraiment de ce que le touriste vient chercher dans le pays ou il va. Le tourisme permet aux gens aussi de développer leurs connaissances des autres cultures tout en restant chez soi. Nous prenons l’exemple des guides, qui souvent n’ont pas fait d’études poussées mais qui parlent plusieurs langues étrangères.

L’échange que le tourisme crée est aussi un facteur d’unification des peuples.

Concernant le Sénégal, on ne trouverait pas, il y a huit ans,  autant de compagnies aériennes qu’on en trouve maintenant. Cependant, le secteur n’est toujours pas saturé car il reste encore beaucoup de terrains à exploiter. Il faut d’autres parts, arrêté de vouloir tout moderniser pour conserver l’aspect culturel naturel de notre pays.

 

A propos du tourisme sexuel au Sénégal 

Un participant a tenu a clarifier que beaucoup de touriste viennent au Sénégal pour vivre notre environnement et notre façon de vivre mais malheureusement viennent au Sénégal que pour le sexe et pas pour découvrir le pays. Il y a l’exemple de ceux qui viennent pour tourner des films pornographiques et rentrer chez eux pour les commercialiser.

Le Sénégal est un pays assez prisé pour le tourisme parce que comme l’a souligné une participante, le naturel on ne le voit qu’en Afrique. Cependant cette affluence aide quelque part l’économie mais cela n’aide pas les mœurs.  La pauvreté vient s’ajouter à l’environnement ce qui pousse certaines personnes à avoir des comportements  peu responsables grâce à l’argent qu’elles reçoivent en contre partie.  Ce qui fait que lutter contre le tourisme sexuel s’avère difficile et dépend un peu du niveau de vie de la population.

Un autre participant a dit que le tourisme et la perversion des mœurs sont étroitement  liés. Car,  par exemple, les filles et les garçons qui vivent dans les zones touristiques ont une tentation forte pour l’argent facile.  Si l’on prend l’exemple de la petite côte, il y a des maisons closes louées par des particuliers occidentaux.

Selon les participants, le gouvernement devrait regarder de prés ce qui se passe dans le secteur touristique et essayer de lutter contre le mauvais coté du secteur.

Selon une autre participante Sénégalaise, la population est aussi fautive puisqu’elle sait pertinemment ce qui se passe mais ferme les yeux là-dessus. Ce qui n’est pas acceptable.

Un autre participant a repris  en disant que « l’oisiveté est la mère des vices » et que tout tourne autour de la pauvreté et du manque d’éducation de la population sénégalaise. Souvent les familles sénégalaises préfèrent donner leur fille en mariage à un « Toubab »  apparemment riche qu’à un Sénégalais moyen. Il y a eu l’histoire d’une fille qui avait été marié à un touriste et ils ont eu un enfant. Après cela, le mari est rentré en France en disant qu’il allait emmener la fille et depuis lors personne n’a plus de ses nouvelles. Et pire encore, le gars est en train de draguer d’autres sénégalaises sur le net. Selon un participant, cela devrait pousser les filles à être très vigilantes.

Selon une participante, l’exemple du Maroc où le tourisme est bien régulé,  devrait être suivi. 

Une participante Malienne a tenu a dire que la meilleur façon de lutter contre cela c’est de faire beaucoup de sensibilisations au niveau de la population, de réglementer le secteur et de le contrôler. Un autre a par contre souligné que chacun est libre de faire ce qu’il veut et que chacun va avec sa propre conscience. Il a ajouté que aussi bien les hommes que les femmes pratiques la prostitution dans les zones touristiques.

Au niveau de Sally par exemple, un participant a dit que la prostitution y est très ouverte et que les gens ne se cachent même plus pour cela. On t’aborde dans la rue sans aucun gène.

 

Echange culturel / Tourisme

L’échange culturel est devenu en quelque sorte un business ici. Beaucoup d’organismes travaillent dans ce sens en accueillant par exemple des touristes en leur créant des activités d’échanges culturels, des visites dans des sites touristiques etc. il y a aussi beaucoup de touristes qui achètent des objets dans les pays qu’ils visitent pour avoir un souvenir culturel de l’endroit.  Un participant a souligné que fréquenter des touristes lui a permis de pouvoir apprécier les tableau d’art tandis qu’un autre disait que cela n’a aucune signification selon lui.

Selon la participante américaine, son pays a une mauvaise réputation coté touristique car ils veulent faire parler tout le monde l’anglais mais cela est en train de changer car les gens veulent être plus ouverts. La preuve en est qu’il y a beaucoup d’étudiants américains qui viennent dans les pays francophones comme le Sénégal dans le cadre des programmes d’échanges.

La discussion s’est ensuite achevée avec la question de savoir ce que les africains pensent de la culture américaine et des afro américains qui décident de venir s’installer en Afrique pour retrouver, disent t ils leurs racines.

Certains participants ont une certaine admiration par rapport à la structuration des pouvoirs aux USA mais aussi de leur culture patriotique. Cependant les afro américains ne sont pas considérés comme des africains mais plutôt comme des Américains à part entière c’est pour cela qu’un participant n’est pas d’accord avec leur politique de retour aux sources. Pour un autre, ces derniers sont libres de faire ce qu’ils veulent, s’ils se sentent Africains, il n’y voit aucun inconvénient.

Synthése 

Le groupe est unanime sur le fait que le tourisme est un des secteurs les plus importants de l’économie sénégalaise. Cependant, il gagnerait à être moins modernisé mais plus réglementé pour éviter les dérives comme la dégradation des mœurs, la pédophilie etc.

Le prochain club de conversation portera sur la musique et sera fait sur un ton beaucoup plus décontracté car chacun apportera une chanson qui est significative pour elle et la fera partager à tous.

samedi 23 mai 2009

Club de Conversation du 15 Mai: Sécurité sociale

Club de Conversation du vendredi 15 Mai 2009 

Thème: la sécurité sociale

La conversation sur la sécurité sociale, dirigée par Marian Zeitlin, a débuté avec la question suivante: «pouvez-vous faire confiance au gouvernement, pour votre sécurité sociale?" La réponse a été : "non! Parce que le système a des failles"


Comment fonctionne la sécurité sociale au Sénégal?


L'idée de la sécurité sociale implique que vous ayez mis quelque chose (en terme d’argent, de temps, d'effort, etc.) pour ensuite être en mesure de retirer quelque chose ou de bénéficier du programme. Les participants ont noté que, dans les deux secteurs professionnels, privés et publics au Sénégal, la sécurité sociale ne suffit pas pour aider les gens à vivre. Le montant du paiement des acomptes est très réduit et rend les bénéficiaires dépendants des autres.

Au Sénégal, les cartes de l'IPRES (Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal) sont remises aux personnes qui travaillent dans le secteur formel. Après la retraite d’une personne, cette carte lui permet de recevoir de petites allocations, tous les trois mois et de lui assurer l'accès aux soins de santé.

En outre, il existe un nouveau programme parrainé par le gouvernement sénégalais appelé «Plan Sésame», qui gratifie des soins de santé gratuits aux personnes âgées. Le plan n'a n’est pas encore totalement en vigueur et les détails semblent être vagues.

Que se passe-t-il si vous ne disposez pas d'un emploi et que vous tombez malade?


Cela nous amène à l'idée principale de la conversation club. Il existe une autre forme de sécurité sociale au Sénégal, qui fonctionne bien, c’est celle de la famille élargie. Des familles qui agissent en tant que substitues de la sécurité sociale sont considérées comme le secteur «informel». De ce fait, la famille élargie s'occupe de la personne quand elle est malade, à la recherche d'un emploi, ou a peu de revenus. Il est largement accepté et connu que tout acte de bonté peut être et sera payée en retour.

Pourquoi ne pas poursuivre, renforcer et soutenir le système de l’aide familiale au lieu de formaliser et de privatiser le système de la sécurité sociale?

Le point de vue des Sénégalais participants au club de conversation, a révélé qu’ils pensent que le système du gouvernement concernant la sécurité sociale marche à moins de cinquante pour cent. D'autre part, le système de la famille marche à soixante-trois pour cent du temps. Le système gouvernemental a, à l'évidence, des failles  et ne donne pas satisfaction de ses citoyens.

La sécurité sociale et la corruption


Quand il ya deux secteurs opposés, celui du formels et celui de l’informels, un conflit va surement des conflits. Marian a donné l'exemple à la théorie ci-dessus à propos d'un homme qui possédait sa propre entreprise. Son comptable a utilisé l’argent de l’entreprise pour soigner son cancer en payant son assurance maladie et les autres frais liés à la santé. L'entreprise a fait faillite et le comptable est décédé. Jusqu'à maintenant, le propriétaire de l'entreprise est encore en train d'essayer de sortir de la faillite. Les États-Unis ne prévoient pas la couverture des soins de santé adéquats et laissent de ce fait les gens à recourir à la "corruption" avec l’envie de satisfaire leurs besoins personnels. Cette histoire illustre le conflit entre le secteur formel et informel et ce qui peut arriver s’ils ne sont pas harmonisés.
Bien que la corruption ne soit pas aussi manifeste aux États-Unis comme il l’est au Sénégal, il existe d'excellents exemples de corruption. Un participant Sierra Léonais, a noté que, selon lui,  le fait que les banques américaines demandent à des gens et à des organisations de leur payer un taux est une forme de corruption, comme l'est le capitalisme en général.

Un participant sénégalais a déclaré que l'occident accuse l’Afrique de corruption, cependant, ils y jouent souvent un rôle quelconque.

Un autre participant Sénégalais a indiqué que le Sénégal utilise la corruption pour offrir des possibilités à des gens parce que le pays n'a pas assez d’infrastructures. Cela aboutit à un népotisme en particulier lors de la recherche d'un emploi. Si un demandeur d'emploi ne connaît pas les bonnes personnes, il ou elle restera au chômage pour longtemps. De ce fait, comme l'a indiqué un autre participant, la population sénégalaise est engourdie dans la corruption. Elle fait partie de sa vie quotidienne.


 

Un autre participant sénégalais a rappelé la théorie qu’elle avait présentée au cours du club de conversation  qui portait sur la corruption, théorie selon laquelle il existe deux formes de corruption, active et passive. Corruption active, c'est quand les gens font cela en étant conscient de leur acte. La forme passive est plus culturelle, et elle se produit lors d'événements tels que les mariages etc. Le marié doit toujours se présenter à sa belle famille avec des cadeaux et de l'argent pour gagner leur affection.

Le coté positif de la sécurité sociale


Marian a demandé à tous les membres du groupe de parler brièvement de ce que pourrait constituer des efforts positifs entrepris pour améliorer la sécurité sociale au Sénégal ou dans leur pays d'origine. Les réponses ont été variées et ont été très portés sur la corruption.

Une participante du Mali a repris la position qu’elle avait durant le club de conversation concernant la corruption en disant que la corruption est un acte humain, et donc ce sont les gens qui prennent la responsabilité d'être corrompu ou pas. Il est possible sur une base individuelle de lutter contre.

L’autre participant Sénégalais a conseillé au gouvernement, en particulier aux ministères, "de mieux utiliser l'argent", plutôt que de faire comme ils avaient fait pour la Conférence islamique, en Mars 2008.

Un avis différent a été exprimé par un autre participant sénégalais qui a déclaré sans ambages que personne n’est vraiment  victime de la corruption parce que tout le monde y gagne quelque chose. Il a expliqué que, quand un policier demande un pot-de-vin pour un document, la personne reçoit ensuite son document et le policier empoche le pot de vin, pour lui, c'est gagnant-gagnant.

Un participant des USA a déclaré que son pays devrait regarder vers d'autres méthodes de sécurité sociale car le système actuel est imparfait et n’aide pas la classe ouvrière pauvre. Si la méthode familiale ne fonctionne pas, peut-être il ya une autre méthode informel qui pourrait marcher.

Un participant espagnol a parlé de l'indemnité et de la façon dont les gens en tirent profit. Il a suggéré aussi que le gouvernement devrait mieux payer les fonctionnaires pour lutter contre la corruption. Il a ajouté que les lois doivent être mieux expliquées et renforcées.

Une participante sénégalaise a repris en disant que la corruption n'est pas nécessairement une conséquence de la pauvreté. Même les gens bien payés peuvent être corrompus. Elle a déclaré que si les fonctionnaires étaient mieux payés, elle doute que cela fasse qu’ils arrêtent de demander des pots de vin. Elle a insisté sur le fait que la corruption est un mode de pensée.

Un autre participant du Sénégal a dit que l'individualisme favorise la corruption. La corruption est une forme d’égoïsme, comme l'individualisme. Afin de lutter contre la corruption, les gens ont besoin de s'unir.

Le participant de la Sierra Leone a parlé de la façon dont l'Afrique copie les systèmes européens et américains alors que cela ne marche pas forcément dans un contexte africain, l'exemple patent est celui de la sécurité sociale. Il a insisté pour le renforcement du système familial qui, selon lui devraient être appliqué. Il a également parlé de «l'amour fraternel» et de la façon dont tous les Africains doivent aimer et de respecter leurs Frères et, par conséquent, prendre soin l'un de l'autre. Il a insisté sur le fait que l'amour fraternel peut empêcher les gens de tricher sur l'argent.

La participant sénégalais a continué en parlant de la façon dont les gens ne sont pas traités de manière égale devant la loi et qu'il est facile pour ceux qui ont l'argent de soudoyer les gens. Il a donné un exemple de savoir que seules les personnes qui ont volé de petits objets comme des poulets sont en prison parce que celles qui sont riches peuvent payer pour éviter la prison. Ainsi, la loi n'est pas également appliquée pour tous. En outre, le président se voit lui-même comme un dieu. Il n'est pas blâmé pour ce qu’il fait. Toutefois, ce participant a également accusé les citoyens sénégalais d'être trop passif et de ne pas protester quand le gouvernement est visiblement corrompu.

Marian a clos la discussion de groupe sur la sécurité sociale en ajoutant une perspective historique. Les villes sont un concept relativement nouveau pour le Sénégal et elles se sont développées sous le colonialisme, ne relevant pas donc du «naturel». En outre, elle a mentionné que les groupes qui ont moins de 150 décideurs peuvent adhérer à la loi, mais quand un groupe a plus de 150 décideurs, un nouveau type de système juridique apparaît. Le Sénégal n'est donc pas à blâmer pour la corruption parce que son système juridique et les villes sont relativement jeunes. La suggestion de Marian a été de conserver les valeurs culturelles, de renforcer le système formel mais aussi le système informel.

N'hésitez pas à poster vos commentaires en bas. Nous encourageons la poursuite de la conversation en dehors du club. Merci!

 

Conversation Club Report May 15: Social Security

Conversation Club Report May 15, 2009: Social Security

 

The conversation about social security, led by Marian Zeitlin, started off with the following question, “can you trust the government for your social security?” The general response was “no” because the system is broken.

 

How does social security work in Senegal?

The idea of social security is that you put something in (money, time, effort, etc) to be able to take something out of it or benefit from the program. The participants agreed that in both the private and public sectors in Senegal, the social security provided is not enough for people to live on. The payment installments are very small and force the receivers to be reliant on others.

 

In Senegal, Ipres cards are given to people who work in the formal sector. After a person retires, these cards give access to small payments every three months and provide access to healthcare. 

 

Additionally, there is a new program sponsored by the Senegalese government called the “plan de sesame” which will give people free healthcare. The plan has not been ratified and the details seemed vague.

 

What happens if you don’t have a job and you get sick?

This brings us to the main idea of the conversation club. There is another form of social security in Senegal, which works well; it is called the extended family. Families serving as sites for social security are considered the “informal” sector. To elaborate, the extended family looks after its members when they are sick, in search of a job, or low on funds. It is unacknowledged but widely accepted that any act of kindness can and will be reciprocated.

 

Why not continue, strengthen, and support the family system instead of formalizing and privatizing the social security system?

An informal poll of the Senegalese participants in our conversation club uncovered that it is believed that the government social security system works less than fifty percent of the time. On the other hand, the family system works about seventy-three percent of the time. The formal government system is evidently broken and is not satisfying its citizens.

 

Social Security and Corruption

When there are two sectors set in opposition to each other, formal and informal, they will be in conflict. Marian provided an example to the above mentioned theory about a man who owned his own business. His accountant had cancer and used the businesses money to pay for his health insurance and other health related expenses. The business went bankrupt and then the accountant died. Even now,  a decade later, the business owner is still trying to get out from under the bankruptcy. The US does not provide adequate healthcare coverage leaving people to resort to “corrupt” behavior to satisfy personal needs.  This story illustrates the conflict between the formal and informal sector and what can happen if they are not reconciliated.

Although corruption is not as overt in the US as it is in Senegal, there are prime examples of corruption. A Sierra Leonean participant noted that American banks paying people and organizations to rate them is a form of corruption as is capitalism in general, in his opinion.

 

A Senegalese participant said that, the “West” blames Africa for corruption however, that those who blame frequently play into the corruption.

 

A Senegalese participant indicated that Senegal needs corruption to provide opportunities to people because Senegal lacks necessary infrastructure. This culminates in nepotism especially when looking for a job. If a job seeker does not know the right people he or she will be unemployed for a long time. This makes, as another participant said, Senegalese people numb to corruption. It is part of daily life.

 

Another Senegalese participant referenced the theory she presented during the conversation the club had on corruption when she said that there are two forms of corruption, active and passive. Active corruption is when people pay off other people or steal money. Passive is more cultural and it happens at events such as marriages. The groom-to-be will present the bride-to-be’s family with gifts and money to be in their favor.

 

Something positive about social security

Marian asked everyone in the group to briefly talk about what positive endeavor could be undertaken to improve social security in Senegal or in their home country. The responses were varied and were very focused on corruption.

 

A Malian participant echoed her position held in the conversation club discussion on corruption by saying that corruption is a human trait and therefore people make a decision to be corrupt or not. It is possible on an individual basis to fight corruption.

 

The following Senegal participant advised the government, especially the ministries, “not to eat the money” like they had done with the Islamic Conference in March 2008.

 

A very different opinion was voiced from the next Senegalese participant who bluntly stated that no one is a victim of corruption because everybody wins. He explained that when a policeman asks for a bribe for stamping a document, the person gets their document and the police pockets the bribe, for him it’s win-win.

 

An American participant said that the United States system could look towards other methods of social security since the current system is also flawed and does not help the poor/ working classes. If the family method doesn’t work, perhaps there is another informal method that could.

 

A Spanish participant spoke about indemnity and how people get away with too much. He suggested that government officials should get paid better to combat when they subsidize their income by corruption. He added that laws need to be explained better and should be enforced.

 

The following Senegalese participant countered by saying that corruption is not necessarily a consequence of poverty. Well-paid people can be corrupt. She stated that if the government officials were paid more, she doubts that they would stop asking for bribes. She insisted that corruption is a way of thinking.

 

A Senegalese participant talked about how individualism promotes corruption. Corruption is selfish like individualism. In order to combat corruption, people need to unite.

 

A participant from Sierra Leone spoke abut how Africa borrows systems from Europe and the US that do not work within an African context, the example being social security. He pushed for the strengthening of the family system, which he feels should be enforced.  He also talked about “brotherly love” and how all Africans should love and respect their brothers and therefore take care of one another. He insisted that brotherly love would prevent people from cheating each other out of money.

 

The next Senegalese participant talked about how people are not treated equally in front of the law and that it is easy for those with money to pay people off. He gave an example of how the only people in jail and those that have stolen small items like chickens because people with money can pay off the government to avoid jail time. Thus, the law is not upheld for everyone. Furthermore, the President (Abdoulaye Wade) is sees himself as a god. He is not accountable for his actions. However, this participant also accused Senegalese citizens of being too passive and not protesting when the government is blatantly corrupt.

 

Marian closed the group discussion on social security by adding a historical perspective. Cities are a relatively new concept for Senegal and they grew under colonialism, not under “natural” conditions. Moreover, she mentioned that groups that have fewer than 150 decision makers can adhere to the law; however, when a group has over 150 decision makers a new type of legal system emerges. Senegal is not to blame for the corruption because its cities and legal system are young. Marian’s suggestion was to keep the cultural values, strengthen the formal system, and also strengthen the informal system.

 

Feel free to post your opinions below in the comments’ sector. We encourage the conversation to continue outside of the club. Thank you!

samedi 16 mai 2009

Club de Conversation du 8 Mai 2009: SANTE

Club de Conversation du Vendredi 8 Mai 2009 

THEME: LA SANTÉ


Les problèmes de santé au Sénégal

 
La conversation a débuté par la question de savoir «Qu'est-ce qui vient à l'esprit quand vous pensez à la santé au Sénégal." La conversation s’est rapidement orientée vers les  maladies qui touchent le pays. Le paludisme est l'un des problèmes les plus importants au Sénégal et, selon les participants, c’est la maladie qui tue le plus de gens ici. Le nombre élevé de cas de paludisme a été imputé à la médiocrité des conditions de vie et le manque de politiques gouvernementales en matière de santé et des soins de santé.

En outre, l'environnement est un facteur majeur, car les gens jettent leurs ordures dans les rues, et elles s'accumulent en des tas de décomposition. Ces tas, ainsi que les eaux stagnantes créent un terrain prisé pour les moustiques. Comme mentionné dans notre premier club de conversation au sujet de l'environnement, les gens prennent soin de leurs propres maisons, mais peu de l'extérieur.

La prévention des maladies et l'attention

Le groupe a parlé que les techniques de prévention de la maladie ne sont pas respectées au Sénégal, comme le fait de ne pas serrer la main à n’importe qui. Puisqu’au Sénégal, il est d'usage et de politesse  de se serrer la main, ce conseil venant des médecins semble ridicule. Un participant a mentionné Sénégal que c’est courant de voir des gens tousser ou éternuer en public sans se couvrir la bouche, ce qui permet à certaines maladie de se propager à grande vitesse.

Un participant a noté qu’au Sénégal il ya un manque d’éducation en ce qui concerne la santé et que  les gens n’ont pas la culture de visiter le médecin ou l'hôpital dés que l’on sent quelque chose  qui ne va pas. Le sentiment général au sein du groupe, c'est que les gens attendent la dernière minute pour aller  se faire soigner. Ils préfèrent souffrir  à la maison jusqu'à ce que la douleur ou l'état devienne s’aggrave.

Un participant Sierra Léonais a indiqué que dans les pays occidentaux, les gens sont encouragés à aller voir le médecin le médecin. Un participant américain a rétorqué en déclarant que de nombreux Américains n'ont pas d'assurance maladie et sont aussi obligé d’attendre jusqu'à ce que leur situation devienne catastrophique avant de demander une assistance médicale. Elle a également noté que les soins de santé à Dakar sont relativement comparables à ceux des États-Unis en termes de qualité. D'autres participants ont semblé sceptiques à ce propos.

Grippe porcine
Il ya eu beaucoup de débat quant à savoir si la grippe porcine pourrait arriver et prospérer au Sénégal. Le gouvernement sénégalais a convoqué une réunion la semaine dernière pour parler de cela mais rien de concret n’en ai ressorti. Certains participants ont mentionné que la grippe porcine ne pouvais pas survivre dans les pays tropicaux, toutefois, le participante américaine a souligné que le Mexique est un pays relativement chaud et c’est de là bas qu’est apparu le virus.


Les autres régions du Sénégal par opposition à la capitale

Il a été constaté qu’il y a  plus de médecins et de centres de santé à Dakar que dans les autres régions du Sénégal. Le Sud du Sénégal a été estimé comme étant un endroit qui, en particulier, a besoin de plus de professionnels de la santé et de dispensaires. Selon un participant sénégalais, le gouvernement a récemment abordé cette question en incitant une motivation financière pour les médecins qui veulent y aller avec des primes de déplacements et de logement.

Le groupe a remarqué que Dakar a un taux  élevée de cas de maladies par rapport aux autres régions. Les avis sur les raisons de ce taux élevé ont porté sur  la pollution, les déchets, le surpeuplement des quartiers, et les conditions d’insalubrité causées par la saison des pluies. Ces conditions produisent certains problèmes liés à la santé comme le paludisme, la malnutrition et la naissance des maladies comme le choléra et la tuberculose.

Dans les autres régions, les participants ont  estimé que les principaux problèmes concernant la santé portent sur  la santé maternelle, le paludisme, la malnutrition, les grossesses non désirées, et l'absence de centres de santé. Un participant de la région de Matam a déclaré qu'il ya seulement un ou deux médecins pour l'ensemble de la région et que les gens doivent faire plusieurs kilomètres pour se rendre dans un centre de santé.

Un participant a accusé le ministère de la santé pour la généralisation des problèmes de santé. Il a dit que beaucoup personnes dans le cabinet de santé proviennent de l'intérieur du pays et reconnaissent donc les problèmes, mais ne font rien pour améliorer la situation.

Le groupe a estimé que Dakar dispose d'assez de structures de santé, mais que l'accent devrait être mis sur les soins et le type de soins fournis. Il n'y a pas assez de lits dans certains hôpitaux et il leur manque souvent beaucoup de matériaux importants. Par exemple, l'hôpital Albert Royer
, fut l’un des plus grands hôpitaux de la région. Maintenant, elle est décrite comme l'un des pires faute de moyens. Le gouvernement a été reconnu comme étant responsable de ne pas avoir développé les structures de santé. En outre, les soins de santé sont considérés comme très cher à Dakar, en particulier dans des cliniques privées. L'assurance maladie n'est pas populaire et les gens paient eux-mêmes pour leurs soins.


Les médecins
Un participant de la Sierra Leone a évoqué la nécessité de respecter les médecins traditionnels qui offrent leurs services et des soins pour un prix inférieur à ceux pratiqués au niveau de la médecine moderne. Il a insisté sur le fait que la médecine traditionnelle est une bonne solution aux problèmes de santé des personnes, en particulier en Sierra Leone où les soins de santé sont très coûteux.

Au Sénégal, la médecine traditionnelle était considérée comme l'antithèse de la médecine moderne. Un participants Sénégalais a fait une distinction entre les médicaments vendus en pharmacie et ceux à base de plantes vendus par les médecins traditionnels. Les produits pharmaceutiques sont considérés comme la première étape du traitement à Dakar. Toutefois, si cela ne marche pas, les gens se tournent vers la médecine traditionnelle.

Les médecins traditionnels viennent de familles qui la pratiquent depuis de nombreuses générations. Ces médecins sont souvent bien connus dans leurs communautés. Yoff , qui est considéré comme une communauté traditionnelle, a des médecins traditionnels qui supervisent les séances de "ndeups"  qui sont des cérémonies rituels de guérison dont les détails sont relativement maintenus secrets de la communauté. 

Un participant sénégalais a parlé de son expérience personnelle avec la médecine traditionnelle quand il souffrait douleurs chroniques. Il est allé d’abord voir un médecin moderne et a acheté les médicaments qui lui avaient été prescrits. Après la prise de ces médicaments pendant plusieurs semaines sans amélioration, il est allé voir un médecin traditionnel. Ce dernier lui a donné une décoction à boire avant chaque repas pendant plusieurs semaines. Selon lui, cela a vraiment marché pour lui et il ne sent plus aucune douleur depuis six mois.

Médecine

Plusieurs participants ont assimilés les médecins modernes comme étant des hommes d'affaires de mèche avec les pharmaciens. Ils ont fait allusion à la prescription de tas de médicaments, dont certains sont parfois inutiles ou pouvaient être moins cher.

Le marché informel de médicaments semble être en plein essor. Il ya une lieu à Dakar, où l’on vend des médicaments moins chers, cet endroit se nomme « Keur Serigne Bi » et est très bien connue. Les Sénégalais ont affirmé que les médicaments qui y sont vendus sont de qualité et moins cher par rapport aux pharmacies. Un participant sénégalais a aussi déclaré que des médicaments parfois douteux se vendent dans les pharmacies. La participante américaine  a déclaré que cela se passe aussi dans son pays.

Nous avons abordé le cas des gens qui vendent des médicaments "faux" ou périmés dans les rues, mais le sujet n’a pas été approffondi. Un participant de Sierra Leone a déclaré qu'il ya quelques années, les Nigérians avaient entamés la vente de faux médicaments en Sierra Leone. Ces médicaments avaient une haute teneur en sucres et étaient remplis avec de la craie.

Un participant Sénégalais a fait remarqué que les produits pharmaceutiques étaient fabriqués à partir de plantes et donc cela émane de la nature qui est aussi la base de la médecine traditionnelle.

Synthèse

Le groupe a estimé que  les soins de santé peuvent être coûteux à Dakar et en plus, le gouvernement ne subventionne pas les médicaments. D’un autre coté, dans les hôpitaux, les gens sont obligés de payer pour leur traitement avant d'être ausculté par le médecin. Cela désavantage les personnes qui n’en n’ont pas les moyens et leur laisse peu d'options.

Il y avait un sentiment général que quelque chose doit être fait pour encourager les gens faire  des visites de santé régulières. Le besoin en plus de centres de santé et d’hôpitaux est également très évident et c’est un besoin pressant qui a été soulevé à plusieurs reprises durant la discussion.

Tout le monde a évoqué qu’un partenariat entre la médecine traditionnel et moderne serait une approche plus holistique de la médecine et des soins de santé. Cependant, la crainte réside dans le fait que certains médecins traditionnels soient des charlatans et de plus comme il n'y a pas de réglementation dans ce secteur, certains font ce qu’ils veulent.

 

In French

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sant%C3%A9_au_S%C3%A9n%C3%A9gal