jeudi 2 juillet 2009

Club de Conversation 26 Juin: Education

Club de Conversation du vendredi 26 Juin 2009

L'éducation



Le programme culturel du Centre Vivre & Apprendre de poster différemment les comptes rendu de nos club hebdomadaire conversation. Nous pensons qu'une version résumée sera aussi informative que nos longs comptes rendus. Si vous souhaitez plus d'informations sur les sujets abordés, n'hésitez pas à nous envoyer un email à l’adresse suivante : culturevivreetapprendre@gmail.com.

Toutes les informations rapportées dans ces comptes rendus représentent les opinions des participants à notre club de conversation.

La question qui a débuté la discussion était: Si vous aviez la possibilité d’effectuer la réforme du système éducatif sénégalais, que feriez-vous et pourquoi?

Les réponses étaient liées à la façon dont le système éducatif a été fait. Le système est basé sur le système français, où l'histoire de l'Europe est mise en avant par rapport à l'histoire du Sénégal. En outre, les participants n'ont pas le sentiment que les programmes sont pratiques et abordent des questions importantes comme la rédaction d'un curriculum vitae ou d’une lettre de motivation. Une autre grande question est la langue dans laquelle l'enseignement est dispensé qui est français au lieu du wolof par exemple. La langue Wolof est comprise et parlée par presque tout le monde au Sénégal, et pourrait atteindre une plus grande partie de la population. C'est la langue que les enfants apprennent en premier lieu, et donc l'utilisent comme un point de référence lors de l'apprentissage du français ou d'autres langues. En outre, la plupart des Sénégalais, en particulier dans les zones rurales apprennent à lire et à écrire en wolof (ou en lettres arabes) dans le secteur informel ou des écoles religieuses avant d'apprendre le français.

Les grèves posent un gros problème pour le secteur de l'éducation. Les enseignants et les étudiants vont en grève durant l'année scolaire, réduisant ainsi le volume de temps nécessaire consacré à l’éducation. Lorsque les examens nationaux se produisent à la fin de l'année, les étudiants ou élèves qui ont connu de nombreuses perturbations sont désavantagés.

Il ya eu une discussion concernant la question de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) qui est l'université publique de Dakar et à quel point il est difficile pour les étudiants de trouver un encadreur pour leurs professeurs parce que ces derniers travaillent généralement dans d’autres écoles, souvent à l’échelle internationale. La faculté de médecine à l'UCAD est considérée comme la meilleure des facultés. L’accès y est difficile et rigoureux. Beaucoup d’étudiants venus des autres pays de l'Afrique viennent à l'UCAD grâce à sa bonne réputation, mais la faculté de médecine compte la plus importante population étrangère. La plupart des participants du Club de conversation viennent du département anglais de l’université. Le département de Français compte environ 7000 étudiants et 15 professeurs. Les élèves ont rarement l'occasion de prendre la parole et passent la plupart de leur temps à écouter des conférences ou à prendre notes.


Le nombre de filles scolarisées est en hausse, en particulier dans les zones urbaines. Cependant,on constate qu’ il ya toujours plus d'hommes que de femmes au niveau de l'UCAD. Les participants l’explique parle fait du mariage des femmes. Il ya eu un débat sur les femmes qui sont obligées d'épouser des hommes, en particulier ceux qui vivent à l'étranger et qui sont considérés par la famille de ces dernières comme riches et plein de succès. Un participant a mentionné une étude réalisée par l'USAID dans les zones rurales, sur les raisons pour lesquelles les filles quittent l'école assez tôt. USAID a révélé que quatre facteurs contribuent à l’abandon de l’école par les jeunes filles: les grossesses précoces, la pauvreté, l’éloignement des écoles qui ne sont pas accessibles, et l’attitude des enseignants vis-à-vis des jeunes filles.

Le 10 Juillet prochain, le thème du club de conversation portera sur l'avenir économique du Sénégal.

Conversation Club Report June 26 : Education

Conversation Club June 26, 2009: Education

The Cultural Program at the Living and Learning Center has decided to post the notes from our weekly conversation club differently. We think that a truncated version will be as informative as our usual long write-ups. If you would like more information about the topics discussed, feel free to email us at culturevivreetapprendre@gmail.com. All of the information reported in these write-ups are the opinions of the participants of the conversation club.

Question to start off discussion: If you could reform the Senegalese educational system, what would you do and why?

The answers were related to the way the educational system has been established. The system is based on the French system where European history is put before Senegalese history. In addition, the participants did not feel that the subjects are practical and addressed important issues like writing a resume or cover letter. Another big issue is the language in which instruction is provided, in French in lieu of Wolof. Wolof is understood and spoken by almost everyone in Senegal, and could access a larger portion of the population. It is the language that children first learn and thus use it as a reference point when learning French or other languages. Furthermore, most Senegalese, especially in rural areas learn how to read and write in Wolof (in Arabic letters) in informal or religious schools before learning French.

Strikes pose a big problem to the education system. Both teachers and students go on strike throughout the year, shortening the amount of time spent learning. At the end of the year when national examinations happen, students who have experienced many strikes are at a disadvantage.

There was a discussion about at University Cheikh Anta Diop (UCAD), the public university in Dakar and how difficult it is for students to get a hold of their professors since the professors generally work in many different schools, even internationally. The medicine program at UCAD is seen as the best program. It is hard to get into and is rigorous. Many students from all over Africa come to UCAD for its reputation; however, the medicine department has the largest population of non-Senegalese. Most of the Conversation Club’s participants are in the English department. The English department has about 7,000 students and about 15 professors. Students rarely have an opportunity to speak and spend most of their time listening to lectures or writing.

The number of girls in school is rising, particularly in urban areas. However, there are still more men at UCAD than women. The participants attributed that to women’s early marriage. There was a discussion about women being forced to marry men, especially those who live abroad and thus are seen as rich and successful. A participant mentioned a study done by USAID in rural areas on the reasons that girls leave school early. USAID found that the following four factors contribute to girls leaving school early: early pregnancy, poverty, schools are not accessible (too far away), and the treatment of girls by their teachers.

The July 10th topic will be the future of Senegal.

Club de Conversation 19 Juin: l'immigration

Vous percevez l’immigration comme une chose positive ou négative?

Un participant a affirmé que, pour le Sénégal, l’immigration est considérée comme chose positive à 90%. Les immigrés font beaucoup pour le Sénégal à travers l'argent qu’ils envoient à leurs familles qui, à leurs tours, l'utilisent pour contribuer au développement du pays. La plupart des immigrés sénégalais, qui effectuent des transactions à l'étranger, ne sont pas originaires de Dakar, mais plutôt des villages et n'ont pas reçu une éducation à l’école française. Cependant, il ya une grande partie des immigrés sénégalais qui a été à l’école et qui vivent à l'étranger et contribuent au développement d'autres pays, mais pas à celui du Sénégal (voir ci-après).

Dans les années 1980, lorsque l'agriculture a commence à avoir moins d'importance et à générer moins de revenues, les immigrés potentiels se sont mis à chercher d'autres possibilités, notamment en Europe. L’immigration a été encouragée et accueillis par les pays d’Europe de l'Ouest pour avoir de la main d’œuvre dans les usines, la construction mais aussi pour les travaux physique. Beaucoup de ces immigrés ne souhaitaient pas rester en Europe mais souhaitaient revenir au Sénégal avec leurs poches pleines. Selon une statistique citée par l'un des participants au club, 3 millions de Sénégalais vivent en dehors du Sénégal et envoient 500 milliards de francs CFA au Sénégal.

Pourquoi les gens décident de prendre les pirogues pour rejoindre l'Europe?

La réaction de la plupart des participants a été que les personnes vivant au Sénégal sont dans la pauvreté et voient l'Europe comme un lieu où ils peuvent trouver un moyen pour améliorer leurs conditions de vie et obtenir plus d'opportunités. Le taux de chômage au Sénégal est un grand problème et la honte que ressent un chômeur est grande. Dans la même vaine, le "Jom" joue un rôle. Le Jom est un mot wolof d’une valeur très prisée qui incarne le courage et la persévérance. Les personnes sans emploi, surtout lorsqu’il s’agit des hommes, sont considérés comme n’ayant pas de Jom.

Les Sénégalais vivant en Europe font la fierté de leur famille pas seulement parce qu’ils ont un emploi et qu’ils envoient de l'argent à la maison, mais juste par le fait qu’ils aient quitté le Sénégal. Cela est considéré comme un succès.

Un participant a ensuite demandé ce qui encourageait en fin de compte les Sénégalais à rester au Sénégal pour réaliser leurs rêves?

Qu’est ce qui arrive une fois à l'étranger

Une fois le sénégalais est à l'étranger, il ou elle prend un emploi subalterne qui nécessite la force physique, morale, et du temps. Beaucoup de sénégalais ont des emplois en Europe qu'ils n’auraient jamais acceptés au Sénégal, ces emploies sont attribués aux étrangers du Sénégal, en particulier les Guinéens.

Un participant, qui a passé sept ans en France, a informé le groupe que l'Europe n’est pas ce que les immigrés croient qu’elle est. Elle a souligné que bon nombre d’immigrés Sénégalais qu’elle a rencontré ont été forcés à travailler dans des secteurs illégaux de la société dans le but de se faire de l'argent.

Elle a ajouté que de nombreux immigrés qui reviennent au Sénégal se vantent de leur vie à l'étranger, mais ce n’est pas la réalité qu’ils reflètent. Elle a souligné combien il est difficile de vivre à l'étranger, sans famille ou des connaissances. Un autre participant a ajouté que le montant d'argent demandé pour aller à l'étranger, environs 1 million de F CFA par personne pourrait être utilisé de démarrer une entreprise ou pour travailler au Sénégal.


La relation entre le Sénégal et l'Europe

La police ne traite pas bien les immigrés sénégalais et, par conséquent, ils sont souvent victimes de harcèlement. Un participant a ajouté qu’une vidéo qui montre un sénégalais en train d’être battus par la police espagnole à l'aéroport avait été mis sur le net il ya quelques jours. Cela illustre la tension entre les deux groupes.

Un participant a noté que le Sénégal accueille les étrangers à bras ouverts. Le Sénégal est connu pour être un pays teranga ou d'hospitalité. Ce type d'accueil n'est pas réciproque en Europe.

Un participant a ajouté que la colonisation était une forme d'immigration. Les Européens sont venus en Afrique, ont extrait les ressources dont ils avaient besoin et l’ont envoyé chez eux en Europe. Ce type de colonisation/immigration est toujours présent en Afrique, où les politiciens font des deals avec les entreprises et les dirigeants de l'Europe pour les ressources africaines qui auraient pu être utilisés comme moyens pour développer les pays africains. On a donné l'exemple de Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso qui, pour avoir refusé de céder à l'impérialisme de l'Europe, a été assassiné en 1987 par l'actuel président, Blaise Compaoré.

La fuite des cerveaux

Un participant a mentionné que 200 professeurs sénégalais enseignent dans les meilleures universités des États-Unis. Le participant a attiré l’attention sur la valeur du potentiel qui est perdu quand une personne se déplace pour travailler à l'étranger.

La demande de visas

La question a été posée de savoir pourquoi les citoyens européens ou américains voyage à l'étranger sans avoir les mêmes tracasseries concernant la demande de visa dont les Africains font face? Un participant a répondu en disant que la racine de cette attitude est que, puisque l'Afrique est un continent pauvre, il est d'avis que les citoyens doivent rester dans leurs pays. Un autre participant a répondu en disant que les ambassades ne respectent pas ceux qui demandent des visas.

Un participant a fait part de son expérience propre lors dela demande de visa en précisant que l'ambassade des États-Unis a rejeté sa demande de visa étudiant sur le principe qu'il ne connaissait personne aux États-Unis, bien qu'il ait déjà été accepté par une université américaine et avait plus que le montant requis dans son compte en banque. Un autre participant a dit qu'il connaît quelqu'un qui, au cours de son entretien, avait admis avoir des parents là-bas et a été rejetée à cause de cela.

Un autre participant a déclaré qu'il avait entendu parler d'un américain qui a eu à travailler à l'ambassade des États-Unis à Dakar, et qui vendait les visas pour 3 millions de francs CFA. En réponse à cela, un participant a dit, ‘au moins tout le monde y gagne alors. "

Est-ce que les participants du club voudraient se rendre à l'étranger?

Le modérateur a demandé si l'un des participants avait l'espoir d'aller à l'étranger, près de cinq des treize participants ont dit qu'ils voulaient et étaient en train de postuler pour obtenir un visa. Tous les cinq participants veulent aller aux États-Unis pour étudier ou travailler. Plusieurs participants ont cité les États-Unis comme un endroit où les gens peuvent réaliser leurs rêves et poursuivre leurs études.

Conversation Club Report June 19 : Immigration

Conversation Club 19 June 2009: Immigration

Do you see immigration as a positive or negative thing?

For Senegal immigration is seen as positive, 90% positive, as one participant put it. Immigrants do a lot for Senegal by sending money to their families who in turn use the money to help in the development of the country. Most of the Senegalese migrants, who are the “buyers and sellers” abroad, are not from Dakar but from the villages and do not have a substantial education. However there is a large portion of educated Senegalese who live abroad and who contribute to the development of other countries but not Senegal (more on this below).

In the 1980s, as agriculture begun to have less importance and yield less money, potential migrants looked for other opportunities, particularly in Europe. Migrants were encouraged and welcomed by the countries of Western Europe to work in factories, construction and do physical labor. Many of these migrants never anticipated staying in Europe but hoped to return to Senegal with their pockets full. According to a statistic cited by one of the participants, 3 million of Senegalese live outside of Senegal and send 500 billion CFA back to Senegal.

Why do people decide to take the pirogues to Europe?

The overwhelming response from the participants was that people in Senegal are living in poverty and see Europe as a place where they can improve their lives and obtain more opportunities. Unemployment in Senegal is a big issue and the shame of not having a job is large. In that same vein, “jom” plays a role. Jom is a Wolof word for a highly prized value that embodies courage and perseverance. Non-working people, especially men, are seen to lack jom.

Senegalese in Europe bring pride to their family because not only does the migrant have a job and is probably sending money home, but he or she has left Senegal. That is seen as an achievement.

As one participant asked rhetorically, what encourages Senegalese to stay in Senegal to realize their dreams?

Once abroad

One the Senegalese migrant is abroad; he or she takes a menial labor job that requires physical force, morale, and time. Many Senegalese migrants in Europe do work that they never would touch in Senegal; those jobs are given to migrants to Senegal, especially Guineans.

One participant, who spent seven years in France, told the group that Europe is not what immigrants expect. She noted that many of the Senegalese immigrants she met were forced to work in illegal sectors of society in order to make money.

She added that many immigrants who come home to Senegal boast about their life abroad but much of it is not true. She underlined how difficult it is to live abroad sans family or connections. Another participant added that the amount of money used to go abroad, an average of 1 million CFA per person could be used instead to start a business or work in Senegal.

The relationship between Senegalese and Europe

Police do not treat Senegalese immigrants well and thus they are frequently harassed. A participant added that a video had been put on the Internet of a Senegalese man being beaten by Spanish police in the airport. This exemplifies the tension between the two groups.

A participant noted that Senegalese welcome foreigners to their country with open arms. Senegal is known for being the country of terranga or hospitality. This kind of welcome is not reciprocated in Europe.

One participant added that colonization was a form of immigration. Europeans came to Africa, extracted the resources they wanted and sent them home to Europe. This kind of colonization/immigration is still going on in Africa where politicians broker deals with Europe businesses and leaders for African resources that could be used in ways to develop African countries. The example was given of Thomas Sankara former president of Burkina Faso who refused to bow to the imperialist wants of Europe but then was assassinated in 1987 by the current President, Blaise Compaore.

Brain Drain

One participant cited that 200 Senegalese professors teach and the best universities in the United States. The participant noted the amount of potential that is lost when a qualified person moves to work abroad.

Visas

The question was asked, why do European or American citizens travel abroad without the same visa dilemmas that Africans face? A participant answered by saying that the root of that mindset is that since Africa is a poor continent, it is believed that their citizens will stay in the country. Another participant answered by saying that the Embassies do not respect those asking for visas.

One participant shared his own visa experience by stating that the US embassy rejected his student visa application on the premise that he did not know anyone in the US, although he had already been accepted to an American university and had more than the required amount of money in his bank account. Another participant said that he knows of someone who during his interview, admitting to knowing people in the US and was rejected on that premise.

Another participant stated that he heard from an American who worked at the US Embassy in Dakar and used to sell visas for 3 million CFA. In response to that, a participant said, at least everyone wins.”

Would the club’s participants go abroad?

The moderator asked whether any of the participants were hoping to go abroad, about five out of the thirteen participants said that they wanted to and were in the process of applying to get visas. All of the five the participants want to go to the United States to study or work. Several participants cited the US as a place where people can achieve their dreams and would allow the participants to further their education.

LINKS

http://www.seneweb.com/news/article/23565.php

http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Sankara

http://english.peopledaily.com.cn/90001/90778/90858/90866/6602087.html