jeudi 2 juillet 2009

Club de Conversation 26 Juin: Education

Club de Conversation du vendredi 26 Juin 2009

L'éducation



Le programme culturel du Centre Vivre & Apprendre de poster différemment les comptes rendu de nos club hebdomadaire conversation. Nous pensons qu'une version résumée sera aussi informative que nos longs comptes rendus. Si vous souhaitez plus d'informations sur les sujets abordés, n'hésitez pas à nous envoyer un email à l’adresse suivante : culturevivreetapprendre@gmail.com.

Toutes les informations rapportées dans ces comptes rendus représentent les opinions des participants à notre club de conversation.

La question qui a débuté la discussion était: Si vous aviez la possibilité d’effectuer la réforme du système éducatif sénégalais, que feriez-vous et pourquoi?

Les réponses étaient liées à la façon dont le système éducatif a été fait. Le système est basé sur le système français, où l'histoire de l'Europe est mise en avant par rapport à l'histoire du Sénégal. En outre, les participants n'ont pas le sentiment que les programmes sont pratiques et abordent des questions importantes comme la rédaction d'un curriculum vitae ou d’une lettre de motivation. Une autre grande question est la langue dans laquelle l'enseignement est dispensé qui est français au lieu du wolof par exemple. La langue Wolof est comprise et parlée par presque tout le monde au Sénégal, et pourrait atteindre une plus grande partie de la population. C'est la langue que les enfants apprennent en premier lieu, et donc l'utilisent comme un point de référence lors de l'apprentissage du français ou d'autres langues. En outre, la plupart des Sénégalais, en particulier dans les zones rurales apprennent à lire et à écrire en wolof (ou en lettres arabes) dans le secteur informel ou des écoles religieuses avant d'apprendre le français.

Les grèves posent un gros problème pour le secteur de l'éducation. Les enseignants et les étudiants vont en grève durant l'année scolaire, réduisant ainsi le volume de temps nécessaire consacré à l’éducation. Lorsque les examens nationaux se produisent à la fin de l'année, les étudiants ou élèves qui ont connu de nombreuses perturbations sont désavantagés.

Il ya eu une discussion concernant la question de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) qui est l'université publique de Dakar et à quel point il est difficile pour les étudiants de trouver un encadreur pour leurs professeurs parce que ces derniers travaillent généralement dans d’autres écoles, souvent à l’échelle internationale. La faculté de médecine à l'UCAD est considérée comme la meilleure des facultés. L’accès y est difficile et rigoureux. Beaucoup d’étudiants venus des autres pays de l'Afrique viennent à l'UCAD grâce à sa bonne réputation, mais la faculté de médecine compte la plus importante population étrangère. La plupart des participants du Club de conversation viennent du département anglais de l’université. Le département de Français compte environ 7000 étudiants et 15 professeurs. Les élèves ont rarement l'occasion de prendre la parole et passent la plupart de leur temps à écouter des conférences ou à prendre notes.


Le nombre de filles scolarisées est en hausse, en particulier dans les zones urbaines. Cependant,on constate qu’ il ya toujours plus d'hommes que de femmes au niveau de l'UCAD. Les participants l’explique parle fait du mariage des femmes. Il ya eu un débat sur les femmes qui sont obligées d'épouser des hommes, en particulier ceux qui vivent à l'étranger et qui sont considérés par la famille de ces dernières comme riches et plein de succès. Un participant a mentionné une étude réalisée par l'USAID dans les zones rurales, sur les raisons pour lesquelles les filles quittent l'école assez tôt. USAID a révélé que quatre facteurs contribuent à l’abandon de l’école par les jeunes filles: les grossesses précoces, la pauvreté, l’éloignement des écoles qui ne sont pas accessibles, et l’attitude des enseignants vis-à-vis des jeunes filles.

Le 10 Juillet prochain, le thème du club de conversation portera sur l'avenir économique du Sénégal.

Conversation Club Report June 26 : Education

Conversation Club June 26, 2009: Education

The Cultural Program at the Living and Learning Center has decided to post the notes from our weekly conversation club differently. We think that a truncated version will be as informative as our usual long write-ups. If you would like more information about the topics discussed, feel free to email us at culturevivreetapprendre@gmail.com. All of the information reported in these write-ups are the opinions of the participants of the conversation club.

Question to start off discussion: If you could reform the Senegalese educational system, what would you do and why?

The answers were related to the way the educational system has been established. The system is based on the French system where European history is put before Senegalese history. In addition, the participants did not feel that the subjects are practical and addressed important issues like writing a resume or cover letter. Another big issue is the language in which instruction is provided, in French in lieu of Wolof. Wolof is understood and spoken by almost everyone in Senegal, and could access a larger portion of the population. It is the language that children first learn and thus use it as a reference point when learning French or other languages. Furthermore, most Senegalese, especially in rural areas learn how to read and write in Wolof (in Arabic letters) in informal or religious schools before learning French.

Strikes pose a big problem to the education system. Both teachers and students go on strike throughout the year, shortening the amount of time spent learning. At the end of the year when national examinations happen, students who have experienced many strikes are at a disadvantage.

There was a discussion about at University Cheikh Anta Diop (UCAD), the public university in Dakar and how difficult it is for students to get a hold of their professors since the professors generally work in many different schools, even internationally. The medicine program at UCAD is seen as the best program. It is hard to get into and is rigorous. Many students from all over Africa come to UCAD for its reputation; however, the medicine department has the largest population of non-Senegalese. Most of the Conversation Club’s participants are in the English department. The English department has about 7,000 students and about 15 professors. Students rarely have an opportunity to speak and spend most of their time listening to lectures or writing.

The number of girls in school is rising, particularly in urban areas. However, there are still more men at UCAD than women. The participants attributed that to women’s early marriage. There was a discussion about women being forced to marry men, especially those who live abroad and thus are seen as rich and successful. A participant mentioned a study done by USAID in rural areas on the reasons that girls leave school early. USAID found that the following four factors contribute to girls leaving school early: early pregnancy, poverty, schools are not accessible (too far away), and the treatment of girls by their teachers.

The July 10th topic will be the future of Senegal.

Club de Conversation 19 Juin: l'immigration

Vous percevez l’immigration comme une chose positive ou négative?

Un participant a affirmé que, pour le Sénégal, l’immigration est considérée comme chose positive à 90%. Les immigrés font beaucoup pour le Sénégal à travers l'argent qu’ils envoient à leurs familles qui, à leurs tours, l'utilisent pour contribuer au développement du pays. La plupart des immigrés sénégalais, qui effectuent des transactions à l'étranger, ne sont pas originaires de Dakar, mais plutôt des villages et n'ont pas reçu une éducation à l’école française. Cependant, il ya une grande partie des immigrés sénégalais qui a été à l’école et qui vivent à l'étranger et contribuent au développement d'autres pays, mais pas à celui du Sénégal (voir ci-après).

Dans les années 1980, lorsque l'agriculture a commence à avoir moins d'importance et à générer moins de revenues, les immigrés potentiels se sont mis à chercher d'autres possibilités, notamment en Europe. L’immigration a été encouragée et accueillis par les pays d’Europe de l'Ouest pour avoir de la main d’œuvre dans les usines, la construction mais aussi pour les travaux physique. Beaucoup de ces immigrés ne souhaitaient pas rester en Europe mais souhaitaient revenir au Sénégal avec leurs poches pleines. Selon une statistique citée par l'un des participants au club, 3 millions de Sénégalais vivent en dehors du Sénégal et envoient 500 milliards de francs CFA au Sénégal.

Pourquoi les gens décident de prendre les pirogues pour rejoindre l'Europe?

La réaction de la plupart des participants a été que les personnes vivant au Sénégal sont dans la pauvreté et voient l'Europe comme un lieu où ils peuvent trouver un moyen pour améliorer leurs conditions de vie et obtenir plus d'opportunités. Le taux de chômage au Sénégal est un grand problème et la honte que ressent un chômeur est grande. Dans la même vaine, le "Jom" joue un rôle. Le Jom est un mot wolof d’une valeur très prisée qui incarne le courage et la persévérance. Les personnes sans emploi, surtout lorsqu’il s’agit des hommes, sont considérés comme n’ayant pas de Jom.

Les Sénégalais vivant en Europe font la fierté de leur famille pas seulement parce qu’ils ont un emploi et qu’ils envoient de l'argent à la maison, mais juste par le fait qu’ils aient quitté le Sénégal. Cela est considéré comme un succès.

Un participant a ensuite demandé ce qui encourageait en fin de compte les Sénégalais à rester au Sénégal pour réaliser leurs rêves?

Qu’est ce qui arrive une fois à l'étranger

Une fois le sénégalais est à l'étranger, il ou elle prend un emploi subalterne qui nécessite la force physique, morale, et du temps. Beaucoup de sénégalais ont des emplois en Europe qu'ils n’auraient jamais acceptés au Sénégal, ces emploies sont attribués aux étrangers du Sénégal, en particulier les Guinéens.

Un participant, qui a passé sept ans en France, a informé le groupe que l'Europe n’est pas ce que les immigrés croient qu’elle est. Elle a souligné que bon nombre d’immigrés Sénégalais qu’elle a rencontré ont été forcés à travailler dans des secteurs illégaux de la société dans le but de se faire de l'argent.

Elle a ajouté que de nombreux immigrés qui reviennent au Sénégal se vantent de leur vie à l'étranger, mais ce n’est pas la réalité qu’ils reflètent. Elle a souligné combien il est difficile de vivre à l'étranger, sans famille ou des connaissances. Un autre participant a ajouté que le montant d'argent demandé pour aller à l'étranger, environs 1 million de F CFA par personne pourrait être utilisé de démarrer une entreprise ou pour travailler au Sénégal.


La relation entre le Sénégal et l'Europe

La police ne traite pas bien les immigrés sénégalais et, par conséquent, ils sont souvent victimes de harcèlement. Un participant a ajouté qu’une vidéo qui montre un sénégalais en train d’être battus par la police espagnole à l'aéroport avait été mis sur le net il ya quelques jours. Cela illustre la tension entre les deux groupes.

Un participant a noté que le Sénégal accueille les étrangers à bras ouverts. Le Sénégal est connu pour être un pays teranga ou d'hospitalité. Ce type d'accueil n'est pas réciproque en Europe.

Un participant a ajouté que la colonisation était une forme d'immigration. Les Européens sont venus en Afrique, ont extrait les ressources dont ils avaient besoin et l’ont envoyé chez eux en Europe. Ce type de colonisation/immigration est toujours présent en Afrique, où les politiciens font des deals avec les entreprises et les dirigeants de l'Europe pour les ressources africaines qui auraient pu être utilisés comme moyens pour développer les pays africains. On a donné l'exemple de Thomas Sankara, ancien président du Burkina Faso qui, pour avoir refusé de céder à l'impérialisme de l'Europe, a été assassiné en 1987 par l'actuel président, Blaise Compaoré.

La fuite des cerveaux

Un participant a mentionné que 200 professeurs sénégalais enseignent dans les meilleures universités des États-Unis. Le participant a attiré l’attention sur la valeur du potentiel qui est perdu quand une personne se déplace pour travailler à l'étranger.

La demande de visas

La question a été posée de savoir pourquoi les citoyens européens ou américains voyage à l'étranger sans avoir les mêmes tracasseries concernant la demande de visa dont les Africains font face? Un participant a répondu en disant que la racine de cette attitude est que, puisque l'Afrique est un continent pauvre, il est d'avis que les citoyens doivent rester dans leurs pays. Un autre participant a répondu en disant que les ambassades ne respectent pas ceux qui demandent des visas.

Un participant a fait part de son expérience propre lors dela demande de visa en précisant que l'ambassade des États-Unis a rejeté sa demande de visa étudiant sur le principe qu'il ne connaissait personne aux États-Unis, bien qu'il ait déjà été accepté par une université américaine et avait plus que le montant requis dans son compte en banque. Un autre participant a dit qu'il connaît quelqu'un qui, au cours de son entretien, avait admis avoir des parents là-bas et a été rejetée à cause de cela.

Un autre participant a déclaré qu'il avait entendu parler d'un américain qui a eu à travailler à l'ambassade des États-Unis à Dakar, et qui vendait les visas pour 3 millions de francs CFA. En réponse à cela, un participant a dit, ‘au moins tout le monde y gagne alors. "

Est-ce que les participants du club voudraient se rendre à l'étranger?

Le modérateur a demandé si l'un des participants avait l'espoir d'aller à l'étranger, près de cinq des treize participants ont dit qu'ils voulaient et étaient en train de postuler pour obtenir un visa. Tous les cinq participants veulent aller aux États-Unis pour étudier ou travailler. Plusieurs participants ont cité les États-Unis comme un endroit où les gens peuvent réaliser leurs rêves et poursuivre leurs études.

Conversation Club Report June 19 : Immigration

Conversation Club 19 June 2009: Immigration

Do you see immigration as a positive or negative thing?

For Senegal immigration is seen as positive, 90% positive, as one participant put it. Immigrants do a lot for Senegal by sending money to their families who in turn use the money to help in the development of the country. Most of the Senegalese migrants, who are the “buyers and sellers” abroad, are not from Dakar but from the villages and do not have a substantial education. However there is a large portion of educated Senegalese who live abroad and who contribute to the development of other countries but not Senegal (more on this below).

In the 1980s, as agriculture begun to have less importance and yield less money, potential migrants looked for other opportunities, particularly in Europe. Migrants were encouraged and welcomed by the countries of Western Europe to work in factories, construction and do physical labor. Many of these migrants never anticipated staying in Europe but hoped to return to Senegal with their pockets full. According to a statistic cited by one of the participants, 3 million of Senegalese live outside of Senegal and send 500 billion CFA back to Senegal.

Why do people decide to take the pirogues to Europe?

The overwhelming response from the participants was that people in Senegal are living in poverty and see Europe as a place where they can improve their lives and obtain more opportunities. Unemployment in Senegal is a big issue and the shame of not having a job is large. In that same vein, “jom” plays a role. Jom is a Wolof word for a highly prized value that embodies courage and perseverance. Non-working people, especially men, are seen to lack jom.

Senegalese in Europe bring pride to their family because not only does the migrant have a job and is probably sending money home, but he or she has left Senegal. That is seen as an achievement.

As one participant asked rhetorically, what encourages Senegalese to stay in Senegal to realize their dreams?

Once abroad

One the Senegalese migrant is abroad; he or she takes a menial labor job that requires physical force, morale, and time. Many Senegalese migrants in Europe do work that they never would touch in Senegal; those jobs are given to migrants to Senegal, especially Guineans.

One participant, who spent seven years in France, told the group that Europe is not what immigrants expect. She noted that many of the Senegalese immigrants she met were forced to work in illegal sectors of society in order to make money.

She added that many immigrants who come home to Senegal boast about their life abroad but much of it is not true. She underlined how difficult it is to live abroad sans family or connections. Another participant added that the amount of money used to go abroad, an average of 1 million CFA per person could be used instead to start a business or work in Senegal.

The relationship between Senegalese and Europe

Police do not treat Senegalese immigrants well and thus they are frequently harassed. A participant added that a video had been put on the Internet of a Senegalese man being beaten by Spanish police in the airport. This exemplifies the tension between the two groups.

A participant noted that Senegalese welcome foreigners to their country with open arms. Senegal is known for being the country of terranga or hospitality. This kind of welcome is not reciprocated in Europe.

One participant added that colonization was a form of immigration. Europeans came to Africa, extracted the resources they wanted and sent them home to Europe. This kind of colonization/immigration is still going on in Africa where politicians broker deals with Europe businesses and leaders for African resources that could be used in ways to develop African countries. The example was given of Thomas Sankara former president of Burkina Faso who refused to bow to the imperialist wants of Europe but then was assassinated in 1987 by the current President, Blaise Compaore.

Brain Drain

One participant cited that 200 Senegalese professors teach and the best universities in the United States. The participant noted the amount of potential that is lost when a qualified person moves to work abroad.

Visas

The question was asked, why do European or American citizens travel abroad without the same visa dilemmas that Africans face? A participant answered by saying that the root of that mindset is that since Africa is a poor continent, it is believed that their citizens will stay in the country. Another participant answered by saying that the Embassies do not respect those asking for visas.

One participant shared his own visa experience by stating that the US embassy rejected his student visa application on the premise that he did not know anyone in the US, although he had already been accepted to an American university and had more than the required amount of money in his bank account. Another participant said that he knows of someone who during his interview, admitting to knowing people in the US and was rejected on that premise.

Another participant stated that he heard from an American who worked at the US Embassy in Dakar and used to sell visas for 3 million CFA. In response to that, a participant said, at least everyone wins.”

Would the club’s participants go abroad?

The moderator asked whether any of the participants were hoping to go abroad, about five out of the thirteen participants said that they wanted to and were in the process of applying to get visas. All of the five the participants want to go to the United States to study or work. Several participants cited the US as a place where people can achieve their dreams and would allow the participants to further their education.

LINKS

http://www.seneweb.com/news/article/23565.php

http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Sankara

http://english.peopledaily.com.cn/90001/90778/90858/90866/6602087.html

samedi 20 juin 2009

Club de Conversation 12 Juin:La maltraitance des enfants

Club de conversation du Vendredi 19 Juin 2009

Thème : La maltraitance des enfants

Que pensez vous de la maltraitance des enfants ? En savez vous quelque chose ?

Une participante Sénégalaise a débuté en disant que souvent les gens trouvent le concept de maltraitance trop occidental. Au Sénégal, la forme la plus visible de la maltraitance des enfants reste le phénomène des Talibés. Cependant, il y a d’autres formes de maltraitance des enfants qui sont moins visible mais qui perdure quand même. Personne ne pense à ce qui arrive au enfants qui ont subi la maltraitance. Quelques fois, même certains parents (qui parfois ne s’occupent pas de leurs enfants) envoient ces derniers travailler dans les mines (parfois de force), de sorte qu’ils perçoivent la modique somme d’argent que les propriétaires des mines leur verse. (Ceci est particulièrement visible entre le Bénin, au Togo et au Nigeria. Cf. Les mines d’Abeokuta au Nigeria)

Un autre intervenant repris en disant que les talibés sont les personnes les plus vulnérables et sont victimes de violence au Sénégal, peut-être en raison de leur manque d’aide financière ou du fait qu'ils n'ont pas beaucoup de connaissances sur la façon de faire pour s’en sortir par eux-mêmes.

Un autre repris en disant que les talibés sont liés à la pauvreté parce qu'ils vivent dans la rue. les familles aisées vivent très loin de cet environnement ou vivent les Talibés. La maltraitance des enfants est une chose vraiment horrible selon lui.

Selon un autre membre du club de conversation, la maltraitance des enfants est un réseau, il est large et peut se manifester sous différentes formes. Mais où sont les dirigeants africains? Ils doivent faire respecter les droits humains.

Après ce tour de table, un petit documentaire sur la maltraitance des enfants à été visionné. Dans cette vidéo, des enfants racontent comment on les a forcé à voler, à tuer, à se prostituer dés l'âge de 8 ans, à prendre de la drogue, etc. Il y a différentes formes de maltraitance des enfants.

Documentaire de Hull Freedom Trail.

Un participants est revenu sur la question des orphelins, sans aucun parents, qui n’ont pas l’occasion de grandir dans l'amour ce qui peut être considéré comme un type de maltraitance des enfants. Les plus vulnérables sont ceux qui sont pauvres ou sans éducation. En Afrique, la maltraitance des enfants est surtout causée par la guerre. Au Sénégal, Il est surtout question de négligence ce qui est souvent à l'origine de la maltraitance des enfants. Il y a aussi cependant un problème de la pauvreté. La maltraitance des enfants peut être détectée dans tous les pays.

Nous avons besoin de prêter une attention particulière à cela pour promouvoir le changement.

Une participante repris en disant qu’Il y a beaucoup de conférences, de nombreux pourparlers auxquels résultent de solides documents qui tentent de lutter contre la maltraitance des enfants. Mais la principale faiblesse des résolutions africaines est qu'il y a peu d'action et beaucoup de théories. Ces résolutions ne sont pas bien appliquées et peu de solutions qui ressortent des conférences ou réunions sont effectivement mises en œuvre. Il faut sensibiliser les gens afin qu'ils soient conscients de cela.


Certains parents envoient leurs enfants sur Dakar avec un marabout qui quittent des villages de l'intérieur du pays, ce qui éloigne les enfants de leur famille. Leurs conditions de vie sont souvent mauvaises.

En comparaison, on peut dire qu’aux États-Unis, la maltraitance n'est souvent pas liée à la pauvreté. Mais ici, au Sénégal, elle l’est.

Les talibés doivent souvent se débrouiller eux-mêmes parce que la seule personne sur laquelle ils peuvent compter est le marabout.

Un autre intervenant fit savoir que le problème est que les marabouts n'ont pas de travail et ce sont les enfants qui vont chercher de l'argent pour les soutenir. Certains marabouts ont vraiment belles maisons avec tous les accessoires et on peut voir parfois les Talibés tout sales, assis autour de lui pour regarder la télévision.

Une participante affirme connaître quelqu'un qui est fier d’avoir été un Talibé. Ce dernier dit qu'il sait maintenant comment gérer sa vie.

D’un autre coté certaines maltraitances des enfants sont liées au tourisme, certains occidentaux viennent ici et détourne des jeunes filles grâce à leur argent.

Un autre documentaire nous a montré que certains enfants sont aussi victimes de viols orchestrés par des touristes.

Solutions ?

La situation aurait changé si tout le monde allait à l’école.

Comme solution concernant le Sénégal par exemple, les Daaras (écoles coraniques) sont profondément enracinées dans l'islam, et sont très importants quoi qu’on dise. Cependant, il faut :

1. De les moderniser pour mieux les structurer.

2. Savoir que nul ne peut l'éradiquer, ils font partie de la culture musulmane, et

3. Sensibiliser les gens sur les questions de la maltraitance des enfants

Pour cela, le Gouvernement devra débloquer des fonds pour la mise en œuvre.

Les talibés doivent avoir de meilleures conditions d’existence à l’instar des élèves des écoles modernes, afin qu'ils puissent profiter et jouir des droits humains.

LE PROCHAIN CLUB DE CONVERSATION PARLERA DE L'IMMIGRATION.

Conversation Club Report June 12 : Child Abuse

GENSEN Conversation Club: CHILD ABUSE June 12, 2009

What is your opinion of child abuse, what do you know about it?

Fatima: People have told me it is a western idea. In Senegal, the talibes are a big form of child abuse. Talibes are very visible, but there are other types of child abuse in Senegal that are less visible. There is no interrogation as to what will come of children who undergo abuse. Sometimes even some parents (who don’t care about their children) are ok with sending their children into slavery or to relatives—like when they send children to work in the mines (sometimes by force) so that the parents will have the money that the children earn. (This is especially present in Benin, Togo, and Nigeria.)

Khaly: Talibes are the most vulnerable people that are abused in Senegal, perhaps due to their lack of financial means. Perhaps they don’t have a lot of knowledge to help themselves.

Sadou: Talibes are linked to poverty because they are living in the street. Richer families are living far from this talibe environment. Child abuse is scary.

Amadou: Child abuse has branches, it is big and can be manifested in many different forms. Slavery in 1848 was a kind of child abuse. Who are the African leaders? They need to respect human rights.

We watched Child Abuse Hull forcing children to steal, kill, prostitute since age 8, take drugs, etc. There are many different forms of child abuse. Hull Freedom Trail.

Sadou: Orphans without parents, not growing up with love—that is a type of child abuse. The more vulnerable are those who are poor or without education. In Africa, child abuse is mostly caused by war. It is the negligence in Senegal that is causing child abuse. It is a problem of poverty, too. Child abuse is present in every country.

Amadou: We need to pay attention to this and promote change.

Fatima: There are many conferences, many talks, strong documents that try to fight against child abuse. But the main weakness is that there is little action behind these words, it is not well applied, and few solutions are actually implemented. One needs to sensitize people so they are conscious of it and are able to see it.

Sadou: Parents send children to Dakar (from villages in the interior of the country), which leaves the children without their family. The living conditions aren’t good. In US, the violence isn’t connected to the poverty. But here in Senegal, it is linked.

Amadou: The talibes need to help themselves because the only one they can rely on is the marabout.

Sadou: The problem is that the marabouts don’t have a job, the children just bring money to support them. Some marabouts have really nice houses and are just sitting around watching TV

Fatou: I know someone who is proud of being a talibe he says that he now knows how to manage his life. Some child abuse is linked with tourism, such as when western men sexually use young African girls. Children are raped by tourists.

Sadou: It would be better if everyone went to school

Amadou: The Daaras (Islamic schools) are rooted in Islam, and are important. But 1. we should try to change how people learn the Koran, how the Daaras operate. 2. No one can eradicate it, it is part of the Muslim culture here, and 3. we need to sensitize people to these issues

Fatou: Government funds are needed

Sadou: We need to modernize the Daara, to give talibes better conditions, like regular schools, so they can enjoy themselves and have human rights.

Next class’s topic: Immigration

vendredi 12 juin 2009

Club de Conversation 5 Juin: Musique

Club de conversation du vendredi 05 juin 2009 Club de conversation

THEME : LA MUSIQUE


Que pensez-vous de la musique, quel rôle joue-t-il?


-La Musique aide à se calmer et vous aide à gérer votre colère. En écoutant la musique, vous pouvez aussi oublier vos problèmes
-Elle aide les gens à voyager à travers le temps, comme par exemple vers la Période de l’esclavage.

-Il s'agit d'une forme de communication, il relie les gens et crée des liens. Youssou N'Dour, par exemple, qui est un chanteur sénégalais, communique avec sa musique et créée des liens avec les autres nationalités.
-La musique peut aussi être un moyen de se renfermer sur soi-même avec le style qu’on les gens maintenant à se balader avec des écouteurs dans les oreilles.
-La musique peut aussi bien séparer et de rassembler.
-Elle peut aider à organiser les dirigeants politiques. Le Hip hop au Sénégal en est un bon exemple! Souvent, les mauvaises actions politiques y sont décriées pour permettre aux dirigeants de rectifier le tir.
- Sans la musique, La vie peut être monotone, elle permet aux gens de se divertir

- Au Sénégal, les jeunes font de la musique, spécialement de la musique hip hop. La musique est un moyen de communication. Ces artistes sénégalais ne sont pas au niveau des instances de décision du pays, ils utilisent alors la musique pour donner leur point de vue.

La Musique et de l'argent


-La musique peut aussi être une façon d'échapper à sa position sociale, en particulier avec les jeunes qui se ruent vers le hip hop.
-C’est aussi un moyen de gagner de l'argent.

Un participant Sénégalais a répondu en ces termes : « Mais nous avons besoin d'argent! »

Une autre à posé la question de savoir si la focalisation sur l’argent permettait d’avoir de la musique de qualité ?

Un participant, qui lui est déjà un acteur du mouvement Hip-Hop a ajouté qu’il faut faire de la musique de qualité pour obtenir de l'argent. Cependant, il est important d'avoir l’amour pour la musique d'abord, puis ensuite une deuxième motivation pourrait être le fait de gagner de l'argent.
-Les musiciens d’aujourd’hui ne pensent que le message à véhiculer est important pour la musique, ils écrivent juste quelque chose à la hâte et veulent en tirer de l'argent rapidement.

Selon un participant, le message contenu dans la musique doit venir du cœur.

Il a été souligné que la musique afro-américaine est le principal type de musique américain qui est consommé au Sénégal.

Le Hip hop et Le Mbalax: les types musiques les plus populaires au Sénégal ?


-la première chose qui a été dite est que les Musiciens sénégalais n’ont pas producteurs. Par contre, il faut noter que Hip-hop sénégalais est de haute qualité, surtout en comparaison avec d'autres pays.
Le Hip-hop et Le Mbalax sont toutes deux très populaires au Sénégal.
-Beaucoup de rappeurs sénégalais ne sont plus établies au Sénégal. Beaucoup de gens ne viennent ici que pour la promotion. C'est l'une des principales faiblesses du hip hop sénégalais. Si nous ne faisons pas attention, le hip hop sénégalais risque de « mourir »!
-Certains ténors du mouvement hip hop sénégalais aident les rappeurs qui sont dans « l’underground », à cause de la dureté de leur verbe, ces derniers n’obtiennent aucune aide du pouvoir politique.
Il a aussi été souligné que le Hip-hop sénégalais pouvait être élargi. Hip hop peut être assimilé au « big bang », il est si original au Sénégal.

-Il y a aussi des personnes qui représentent le Sénégal dans la musique à l’échelle internationale à l’image de Akon.
-de nos jours, on note une influence grandissante du Mbalax sur le Hip Hop Sénégalais.

Globalement, Les Sénégalais écoutent plus le mbalax que le rap, Il y en a cependant une bonne partie qui apprécie les deux genres musicaux.
-il faut noter aussi que beaucoup de gens préfèrent le Mbalax « Old School » au Mbalax « New School » qui est trop futile à leur goût.

Une autre participante à tenu à demander aux acteurs du mouvement Hip-hop d’arrêter de "diaboliser" le Mbalax. Car quoi qu’on dise, cela fait partie de notre identité sénégalaise.


Mini Portrait d’un artiste Sénégalais par les participants:


Baaba Maal, est un artiste de l’ethnie Peulh qui est très connu, même si les paroles de ses chansons ne sont pas comprises par tous.

Bob Marely est aussi très international. Tout le monde le connait! Il a beaucoup aidé les rappeurs sénégalais.


Partage de Musique

Amadou, un rappeur, membre du club a partagé avec nous, en exclusivité, une chanson qu’il a écrite pour sa mère.


Un autre participant a parlé de Akon et d’une de ses chansons dans laquelle il parle d'amour et de choses importantes au Sénégal.

Pour la question de savoir si aux USA, les gens savent qu’il est d’origine sénégalaise, la participante américaine a répondu que peut-être ceux qui l'écoutent savent qu'il est du Sénégal, mais que pour d'autres, le fait que Akon est sénégalais n'est pas connu.

Le club de conversation de la semaine prochaine parlera sur le thème de La maltraitance des enfants.